samedi 6 juin 2009

6 juin 1944








lundi 16 mars 2009

Bonne nouvelle

Longue longue est la route...
Ce soir une bonne nouvelle. Un message d'une amie m'annonçant sur le site du diocèse de Limoges, le programme "Vivre autrement le triddum pascal" sur notre paroisse. Je reprends ses termes "c'est magnifique...c'est merveilleux ! Nous allons vivre à fond cette semaine Sainte !"

Merci pour cette bonne nouvelle !

Des jours que j'attendais quelque chose de neuf, et au bout du tunnel la Lumière du Christ...
Nous allons vivre et partager de beaux moments, vivre notre foi, ouvrir nos coeurs ensemble, oui c'est merveilleux :
"Donnez leur vous-même à manger"
On peut remercier notre curé et l'équipe pastorale je suppose... pour ce "vivre autrement le triduum pascal".
Merci pour ce partage. Je respire mieux ! et toi Julienne, fini la ventoline !
Je vous embrasse.

lundi 9 février 2009

N'ayez pas peur !

Souvenez-vous de la grippe aviaire, des conférences des scientifiques.... de la peur entretenue... de l'épidémie qui allait nous anéantir....
Williamson est une vilaine brebis galeuse. Un traitre et il le revendique ! Point.
N'en faisons pas une épidémie... ni un étendard !
La peur est facile, elle se vend tellement ! Mange-pain des médias. Alors arrêtons de l'entretenir. Ne tombons-pas dans des pièges aussi énormes !

"Dieu est Amour" "N'ayez pas peur !"
Restons dans la lumière, l'espérance et la confiance. La Vie.
"Je crois en l'Esprit Saint,
à la Sainte Eglise Catholique,
à la communion des Saints."

Seigneur, pardonne-nous nos faiblesses.

lundi 5 janvier 2009

création...désolation

Celui qui crée ne fait pas quelque chose pour plaire ou pour faire un chef d'oeuvre artistique, il essaie de traduire ce qui lui est inspiré et de le partager. C'est vital, douloureux aussi, quand le cadeau n'est pas compris ou pas respecté ou pas reconnu.
Je travaille dans un environnement religieux perdu dans une cité qui a oublié beaucoup de ses repères culturels, et qui a du mal à créer la vie, à la guider vers la beauté.
Notre église est en béton à moitié enterrée. Nos locaux sont sombres et pas très attrayants ! mais ils ont le mérite d'être là !
Depuis que je suis dans ce lieu, je ne peux m'empécher, sans talent particulier, d'apporter des petites choses qui me tiennent à coeur, qui me semblent adoucir la rigidité de ce lieu. Un certain ordre, un peu de beauté, apprennent aussi le respect si nécessaire pour vivre ensemble et épanouir notre humanité, aller vers Dieu.
Au temps de Noël, j'ai fait une crèche "inspirée" dans une des salles. Une expression possible, à ma mesure, de ce qui vit en moi. L'Amour se traduit par des engagements de vie, mais aussi par de petits actes ; sans comprendre cette force, elle porte à créer et transforme peu à peu notre entourrage dans toutes ses dimensions.
Aussi quand après quelques jours de vacances, j'ai retrouvé la salle en désordre avec une rallonge électrique posée au milieu de la crèche, un sapin avec boules et guirlandes... des cartons... j'ai eu mal. L'indélicatesse ne m'était pas destinée. Elle n'était pas non plus dirigée. En ce lieu, juste un acte décalé, désolant de grossièreté, triste reflet de notre société souffrante et déconcertante.

lundi 29 décembre 2008

et re miaou...

Ma petite famille est accueillie chez ma soeur et mon beau-frère qui habitent dans mon pays le mâconnais. Ils ont une grande maison, et tout est superbement décoré. Manquent mon frère de Paris et sa femme. Dommage, c'est chouette quand nous arrivons à être tous réunis.
Noël Lumière, Noël cadeau et une petite histoire de chat...
Le 23 décembre ma soeur, en prévision de notre arrivée, est allée regarder sur la porte de l'église de son village l'horaire d'une possible Veillée de Noël. Un joli chaton égaré l'a fortement attendri (je ne l'ai jamais vu avoir des animaux, ni souhaiter en avoir !). Après avoir mené une enquête à l'épicerie, au bistrot où une tablée d'hommes rigolards se sont empressés de commentaires..., tout le monde lui a confirmé que cette mignonne petite boule de poils vagabondait depuis quelques jours... Elle l'a ramenée chez elle. Il est d'une confiance incroyable, irrésistible, du "fait sur mesure" pour ma soeur. Son plus beau cadeau de Noël ! innatendu d'un rêve oublié, au détour d'un chemin emprunté pour d'autres.

mercredi 17 décembre 2008

mardi 2 décembre 2008

Miaou ! une petite histoire...

pour divertir mes amis....
Je m'appelle Pantoufle, j'ai failli m'appeler Augustine aussi... Je suis une petite minette.

Y'a pas longtemps j'habitais dans un appartement, enfermée. Je ne m'entendais pas avec mes autres compagnons, je n'avais pas ma place. J'étais maltraitée. Mes maîtres ont déménagé pour habiter dans un appartement au rez de chaussée, alors j'ai pris l'habitude de me sauver. J'ai découvert au milieu de la cité, la liberté, un beau jardin, avec des arbres, un havre de paix où même le vilain matou n'ose pas me poursuivre.
Mes maîtres ont découvert ma cachette et sont venus plusieurs fois me récupérer, je courbais le dos, et mettais mes oreilles en arrière... lui, il me soufflait la fumée de sa cigarette dans le nez, je ne supportais pas !
En fugue, j'ai fait des rencontres sympas. J'étais méfiante au début. Je marchais sur la pointe des pieds... on m'a donné à manger. J'pouvais pas refuser ! C'est vrai que j'étais toute maigre, avec de grosses plaies sur le dos, mais je n'avais pas vraiment faim. J'avais besoin d'une famille, une vraie qui s'occupe bien de moi, et à qui je pourrai faire pleins de gros calins, car je suis très gentille et affectueuse.
Je me plaisais tellement dans ce jardin de paix !
Un Week end, j'ai découvert qu'une famille habitait ce jardin ! des gens formidables ! et comme mes maîtres venaient encore une fois me prendre, ils se sont expliqués.... et depuis j'habite ici ! on m'a soignée, nourrie, choyée. Je suis chez moi !!!
Je suis devenue une belle minette ! oui c'est vraie ! je suis en pleine forme !
Dans la maison à côté, je suis invitée aussi parfois, il fait froid en ce moment et l'on m'accepte pour faire un roupillon tranquille à côté d'un radiateur. Le bonheur (j'étais quand même pas là par hasard !!!) !
Ce matin, on a eu de la visite, et j'ai entendu comme une méprise à mon sujet... je suis sortie vite fait, je suis discrète, je ne tiens pas à déranger.... un peu vexée quand même !!! miaou, c'est sûr à Rome on estime mieux les chats qu'ici !!! mais c'est pas si grave j'ai de la suite dans les idées...

vendredi 7 novembre 2008

Psaume 117 - Ghimel - Daleth - Hé (version oecuménique)

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j'observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.
Je suis un étranger sur la terre ;
ne me cache pas tes volontés.
Mon âme a brûlé de désir
en tout temps pour tes décisions.
Tu menaces les orgueilleux, les maudits, ceux qui fuient tes volontés.
Epargne-moi l'insulte et le mépris ;
je garde tes exigences.
Lorsque des grands accusent ton serviteur,
je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.
Fais de moi, Seigneur, un fidèle serviteur de ta loi, étranger à l'esprit du monde, ouvert à ta Parole.

Mon âme est collée à la poussière ;
fais moi vivre selon ta parole.
J'énumère mes voies : tu me réponds ;
apprends-moi tes commandements.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.
La tristesse m'arrache des larmes :
relève-moi selon ta parole.
Détourne-moi de la voie du mensonge,
fais-moi la grâce de ta loi.
J'ai choisi la voie de la fidélité,
je m'ajuste à tes décisions.
Je me tiens collé à tes exigences ;
Seigneur, garde-moi d'être humilié.
Je cours dans la voie de tes volontés,
car tu mets au large mon coeur.
Seigneur, si je colle à la terre, mets en moi l'Esprit et la Parole qui font tenir debout, comme aux jours de Genèse ! Que je coure vers toi, dans la voie de tes volontés !

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ;
à les garder, j'aurai ma récompense.
Montre-moi comment garder ta loi,
que j'observe de tout coeur.
Guide-moi sur la voie de tes volontés,
là, je me plais.
Incline mon coeur vers tes exigences,
non pas vers le profit.
Détourne mes yeux des idoles :
que tes chemins me fassent vivre.
Pour ton serviteur accomplis ta promesse
qui nous fera t'adorer.
Détourne l'insulte qui m'effraie ;
tes décisions sont bienfaisantes.
Vois, j'ai désiré tes préceptes :
par ta justice fais-moi vivre.
Vers toi, Seigneur, mes yeux ! A toi seul, mon coeur ! Vers toi, tous mes chemins ! Par ta loi, enseigne-moi la vie.

lundi 3 novembre 2008

Aimer c'est tout donner

Hier, je n'avais pas envie d'aller à la messe à 18 h au Palais. La nuit, la pluie, l'ennui...
Mes enfants étaient prêts, alors nous nous sommes mis en route.
Arrivés sur le boulevard, je ne comprenais pas pourquoi ce manque d'enthousiasme, et je suppliais le Seigneur d'ouvrir mon coeur. Il me revint à l'esprit soudain qu'une messe devait avoir lieu à Saint Michel des Lions, j'étais sûr ni du jour, ni de l'heure. Qu'importe, cette résurgence lumineuse dans ma mémoire, cet imprévu comme une réponse à ma détresse, cet appel vivifiant me mit vraiment en route !
Changement de direction, clignotant à droite, direction le centre ville. Beaucoup de voitures autour de Saint Michel, joie !


Nous sommes à l'heure. Et oui c'est la "grand messe", les reliques de sainte Thérèse de Lisieux sont sur notre diocèse pour le dernier jour, dernier jour du "mois missionnaire". Saint Michel est toute éclairée avec ses candélabres, elle est belle aussi ainsi, en fête. Toute rayonnante.
Arrivent en cortège le magnifique reliquaire de sainte Thérèse, l'évêque et beaucoup de prêtres.
Mais mon âme n'habite pas tout mon être pour vivre en harmonie. Je m'enlise, je me cache, j'hésite et ne fais pas ce que mon coeur me dicte. Je ne suis pas dans la simplicité. Ma petite fille elle, n'hésite pas !

Le chant de communion :
Devenez ce que vous recevez, devenez le Corps du Christ
Devenez ce que vous recevez, vous êtes le Corps du Christ

....aujourd'hui une amie m'a offert un petit livre : Thérèse, Aimer c'est tout donner.
Thérèse tu viens à ma rencontre pour m'aider, et je ne fais aucun effort pour te voir.
Merci Seigneur de me guider vers toi
malgré toutes mes hésitations, mes contradictions.
Merci pour tous les signes d'amitié que j'ai reçus aujourd'hui,
comme des rayons de lumières éclairant mes déserts.
Merci pour la vie plus forte que la mort.

vendredi 31 octobre 2008

Signes les uns pour les autres

Signe de ton Amour Seigneur.
Ensemble en Christ.

mercredi 22 octobre 2008

AIMER

Soeur Emmannuelle, tu es partie rejoindre ton fiancé comme tu le désirais
Avec mes enfants, j'ai regardé cet après-midi la messe pour te rendre hommage à Notre Dame à Paris !
Toi tu es avec le Seigneur dans le Royaume de l'Amour, et beaucoup de ces "grands du monde" avec leur vie de "jet set" paraissaient de "petits hommes". Leur gloire et pouvoir semblaient en ces instants dérisoires. L'assemblée était émue de te voir partir, mais ton message d'amour, de joie, d'espérance, nous a transporté dans l'éternité d'une vie accomplie. Le requiem n'était pas triste, mais allégresse !
A peine arrivée dans les cieux, tu dois causer un sacré remue ménage avec toutes les prières et les messages d'amour à transmettre à notre Seigneur.
Alors un de plus... l'Amour est sans limite ! veille sur tous les pauvres, les enfants et les familles, de notre petite paroisse Saint Augustin, et sur ceux qui souffrent, plus particulièrement sur Annic qui se bat contre la maladie. Soeur Emmanuelle, tu nous as montré que l'Amour, c'est la vie. Tu as vécu sans limite, tu t'es battu pour que ton coeur vive, pour que la beauté resplendisse là où pourtant tout ne semblait être qu'ordure, maladie et désolation. Ton témoignage est magnifique, vrai. Soeur Emmanuelle intercède auprès du Seigneur, pour qu'avec son Esprit Saint, nous ayons nous aussi la force de nous battre pour vivre, donner, témoigner : AIMER !

lundi 20 octobre 2008

Sème l'espoir

J'avais bien envie d'aller me coucher ce soir, de prendre un bon bouquin et de sombrer dans le sommeil paisiblement... mais j'ai reçu un petit mail d'une amie qui m'encourageait à alimenter mon blog alors puisqu'

Il suffit d'aimer

Yallah, en avant ! "...faut jamais s'arrêter dans la vie, toujours courir, s'acharner, et on est toujours vainqueur quand on s'acharne, pas de stop jamais."

«Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles.»

«On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira."»

Soeur Emmanuelle
cette fois j'y vais au dodo...
MERCI

mercredi 8 octobre 2008

Histoire qui fait parler...



.... la messe en latin !

L'Eglise catholique est magnifique. Elle avance depuis 2000 ans. Elle traverse des crises, mais c'est en traversant les épreuves que l'on grandit. Moi j'ai confiance. Notre Saint Père laisse la possibilité à certains d'exprimer leur tendance nostalgique - pardon "traditionnaliste" (mais de quelles traditions parle-t-on ?) - parce que la marginalité délimite aussi notre chemin. Et qu'entre un rite en latin élitiste, incompréhensible pour le plus grand nombre de catholiques d'aujourd'hui (et d'hier aussi sans doute !) et "le n'importe quoi", il nous faut trouver un juste équilibre. L'Eglise est ouverte, elle annonce la Bonne Nouvelle à tous les hommes. Pas de domination en Eglise, nous avons tous à être.... à être saints !

"Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimé, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres."
Evangile selon Saint Jean 13, 34-35

lundi 6 octobre 2008

Saint François d'Assise, mon frère

Né à Assise (en Italie) en 1181, d'où l'appellation "François d'Assise", François est issu d'une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse..

Un jour en écoutant un passage de l'Évangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque.

Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil...

Au terme de sa vie, il rédige ce qu'on appelle le "Cantique du frère Soleil" qui est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l'environnement. C'est d'ailleurs pourquoi, en 1979, il est proclamé "patron des écologistes".

Après sa mort, l'Église le reconnaît comme "saint", c'est-à-dire comme un homme dont les vertus peuvent être un exemple pour tous : aimable, pacifique, pieux, humble, fraternel, juste. Depuis le 13ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes (la famille franciscaine) suivent ses traces en se laissant inspirer par son style de vie. C'est donc dire que même huit siècles plus tard, François d'Assise a encore quelque chose à dire à nos sociétés à travers des hommes, des femmes, à travers nous, à travers toi...

Prière devant le crucifix de saint Damien

Dieu très haut et glorieux,
viens éclairer les ténèbres de mon coeur;
donne-moi une foi droite,
une espérance solide
et une parfaite charité;
donne-moi de sentir et de connaître,
afin que je puisse l'accomplir,
ta volonté sainte
qui ne saurait m'égarer.
Amen.

.

dimanche 5 octobre 2008

Grande fatigue ce matin. Je me lève tard, tout est flou dans ma tête, pas pressée de me jeter dans la vie. L'envie de me reposer, de me laisser aller à rien faire, de me laisser glisser.
Inès est déjà prête et bien décidée. Elle m'encourrage ! j'hésite pourtant, mais devant la beauté de sa détermination, j'arrive à combattre ma langueur... et nous partons à la messe à St Priest.

Ce week end a été une remise à niveau avec Flavien.. Des résolutions, des organisations sont décidées ensemble. Et puis enfin un nom sur le mal, qu'il s'engage avec notre soutien à combattre. Il a fait du chemin... nous aussi. Il a la foi. Je crois qu'il est prêt à engager consciemment le combat contre le mal qui l'empêche d'avancer. Il connait son adversaire. Il a quelques pistes pour se battre. Il est chrétien.

Seigneur aide nos enfants gavés de tout
et au coeur abimé de nos vides, à être debout !
Aide-nous à les guider vers la vérité
montre leur encore le beau chemin de la vie.
Ton peuple a besoin de toi.
Seigneur aide nous à combattre le mal,
et soutiens-nous dans nos efforts,
ne nous laisse pas sombrer jusqu'à l'épuisement.
Que ton Amour soit notre défi.
Fais entendre ta voix pour que nos coeurs ne faiblissent pas.
Seigneur, que notre foi en toi nous donne d'entendre et voir,
empêche nous de nous installer dans la confusion.
Ne laisse pas nos coeurs se déformer, se ternir dans le mensonge,
apprends nous la sagesse, donne nous la force.
Seigneur, viens !

samedi 4 octobre 2008

Evangile selon st Matthieu 11, 25-30

"En ce temps-là Jésus pris la parole et dit : "Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m'a été remis par mon Père, et nul ne connait le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler".
"Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez soulagement pour vos âme. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger".

Psaume 62 (illustration Mont saint Michel)


Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;

après toi languit ma chair
, terre aride,
altérée
, sans eau.


Je t'ai contemplé au sanctuaire, j'ai vu ta force et ta gloire.

Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.

Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.

Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l'ombre de tes ailes.

Mon âme s'attache à toi, ta main droite me soutient.


Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen

vendredi 3 octobre 2008

chagrin

Ce matin je voulais aller travailler un moment à Beaubreuil.
Je suis contrariée par un appel du prof principal de F la veille au soir. C'est mon époux qui a pris l'appel. Notre fils est déroutant. Nous connaissons son fonctionnement... et les difficultés scolaires qui en résultent. Cet appel ravive notre inquiétude, la culpabilité de notre impuissance à trouver des solutions viables et efficaces. Nous sommes dans le "palliatif" en attendant le "déclic"... et parfois, comme aujourd'hui, l'impression de tourner en rond !
Bien sûr il faut relativiser ! notre vie est belle au point que l'on arrive à trouver douloureux des petites misères. Mais il y a quand même un arrière goût de "mensonge", de "paresse" qui est un mal douloureux dans mon coeur de mère.
Après avoir déposé mes enfants à l'école, surgit l'idée de retrouver ma "famille chrétienne", qui se réunit ce matin pour l'eucharistie à St Priest,
J'y vais ! .... mais au premier : ça va ! crac, je pleure....
Ca va, mais ça va pas... et quand c'est parti... j'ai bien du mal à désamorcer la pompe, je vide le puit !
Je suis désolée d'imposer cette partie de moi, que je ne maîtrise pas, et puis je comprends que je la partage. Bien sûr l'orgueil s'enmêle, je lutte contre lui. Je pleure dans la lumière. L'amour vient.
Après la messe nous sommes tous invités à aller boire le café, et manger les bons petits sablés préparés "maison". Ce soir en écrivant ces lignes, je suis apaisée par la douceur de ce moment vécu, guérie par la simplicité de notre humanité sauvée par ton amour Seigneur.

Seigneur, aide nous à être de bons guides pour nos enfants

mercredi 1 octobre 2008

Lettre d'un Père... ("Feuille du mois", octobre : paroisse st Augustin)

Tu as reçu le cadeau de la vie et c’est inestimable ! Un souffle te porte et tu n’auras jamais fini de découvrir tout ce qui est en toi. Ce souffle est né de la bonté de Dieu, il vient de plus loin que toi pour te conduire sur une autre rive, car l’homme n’est pas la mesure de l’homme. Tu habites une planète dont tu es responsable. Tu as été appelé à la vie et la vie t’appelle à transmettre à ton tour ce qui a fait de toi un être debout.

Tu as reçu le cadeau de la confiance. On t’a fait confiance et tu as découvert que tu n’avais rien à craindre. Cette confiance donne des ailes, elle change tout. Mais c’est souvent dur d’avoir confiance en soi, c’est difficile aussi parfois de garder confiance en quelqu’un. Être dans la confiance, c’est tellement nécessaire pour vivre, ça a besoin d’être gravé au creux de la main. Apprends à faire davantage confiance, transmets cette force à ceux qui en ont tant besoin.

Tu as reçu le cadeau de la Foi au Dieu de Jésus-Christ. Tu en as entendu parler et ce que tu as reçu des chrétiens t’a invité à prendre la route de l’Eglise. Tu n’as pas choisi les autres chrétiens autour de toi, ils t’ont été donnés, certains te plaisent, d’autres non. Tu as reçu un appel à la fraternité, pour être du Peuple de Dieu. Dieu compte sur toi, comme tu es, pour relayer son invitation à partager les joies et les peines de sa famille.

Tu as reçu le don de Dieu, son Amour inconditionnel. Tu es devenu, par le baptême, son enfant bien-aimé ; en toi, il a mis tout son Amour. Tu n’es pas abandonné dans le tourbillon de l’histoire, ta vie n’est pas une vallée de larmes. Tu as du prix aux yeux de Dieu, il te cherche sans se lasser pour te donner sa Parole de paix. Vis et transmets ce bonheur de la joie de Dieu.

Tu as reçu la Bible comme une parole vivante. Elle raconte l’histoire des marcheurs de Dieu. Elle parle de sel et de désert, d’eau vive et de miel. Elle chante l’espérance avec les oiseaux du ciel et pleure avec les souffrants de la terre. Elle tonne de la colère d’un prophète et murmure une voix de fin silence. Elle est multiple et une, d’une révélation mise en symphonie. Parle avec les mots de la Parole !

Tu as reçu le pain de Vie et la coupe du salut dans l’Eucharistie. C’est le Christ ressuscité qui habite en toi pour que tu fasses aussi de ta vie un pain de solidarité pour d’autres. C’est l’offrande d’une vie livrée qui te convoque à être la Présence de Dieu au cœur du monde. C’est une action de grâce qui libère en toi la capacité de pardonner. Transmets que tous sont appelés à la Table du Seigneur.

Tu as reçu les promesses de la vie éternelle. Ta vie ne va pas vers un trou d’absurdité. Tu es attendu, le jour que Dieu voudra. Alors, tu te fais un trésor qui ne craint ni les mites ni la rouille. Dieu est plus grand que ton cœur, même si ton cœur t’accuse. Ta vie a du sens, puisque ta mort a du sens. Christ est ressuscité, il a ouvert les murs de l’impossible. Transmets qu’il nous réveillera, quand nous dormirons dans les bras de la mort.

Tu as reçu le témoignage de tant d’hommes et de femmes, usés jusqu’à la corde du service des petits et des pauvres. Tu ressens l’indignation devant le sort de l’humilié et de l’étranger méprisé. Tu as appris qu’il n’en va pas ainsi selon le cœur de Dieu et qu’une justice défend le droit. Tu sais que les belles paroles ne suffisent pas et que c’est à la hauteur de tes manches retroussées que le Seigneur te jugera. Transmets l’éducation à l’engagement pour autrui, quel qu’il soit.

Et tu as reçu tant encore… Peux-tu garder tout ça pour toi ?

Vis et transmets ce que tu as reçu !

P. Bernard VIGNERAS

dimanche 28 septembre 2008

Vis et transmets ce que tu as reçu !

Week end magnifique. La chance d'être une famille.
Avec les enfants, nous sommes allés au Lac de Lavaud Gelade. Un endroit perdu de La Creuse que nous aimons bien. Un ressourcement pour notre famille.
Hier soir en arrivant nous ramassons du bois pour faire un feu. Le bois est sec et nous faisons rapidement une belle et ... raisonnable flambée. Mon époux taille des petites branches d'arbre vert. Nous pouvons ainsi embrocher les saucisses que nous faisons cuire à la flamme. Qu'est ce qu'elles sont bonnes cuites ainsi ! Le soleil se couche. Le dessus de la forêt se teinte de rose orange mauve, c'est toujours aussi surprenant et beau, et puis aussi les reflets dans le miroir de l'eau.
La nuit tombe, les enfants font chauffer un morceau de bois dans le feu, puis ils dessinent des cerclent, des vagues autour d'eux, des étincelles jaillissent. Ils jouent. Nous sommes saisis par la profondeur du ciel, les milliards d'étoiles. Dodo.
Les enfants ont insistés pour prendre leurs vélos, et ils avaient bien raison... ils vont et viennent dans cette nature, ils sont heureux. Ce matin, ils en profitent un maximum. Après le déjeuner, dehors bien sûr ! un petit temps de sieste écroulés à terre sur des tapis d'herbes moussues. Nous partons faire une belle balade d'une dizaine de kilomètres sur les conseils d'une voisine qui profite du site ce week end avec son mari pêcheur. Cet endroit est un lieu de rencontre, un endroit de vérité. Nous parlons avec de vraies paroles.
En partant je vais la saluer, nous ne nous connaissons pas, simplement quelques échanges, mais nos mains restent attachées longuement, les paroles de paix ne sont pas prononcées, mais nos coeurs s'entendent.
Pendant la promenade, nous faisons une halte. Nous trouvons un endroit paisible, avec une table en bois, nous nous installons pour nous reposer quelques instants, et je leur propose de leur lire l'édito qu'a écrit P. Bernard dans la feuille du mois de la paroisse : Vis et transmets ce que tu as reçu ! Ils écoutent.
Au retour de la promenade, les enfants décident d'aller se baigner dans l'eau qui porte bien son nom ! nous sommes heureux.

Merci Seigneur pour l'infinie beauté de la vie !

mardi 23 septembre 2008

Psaume 142 Pour l’honneur de ton nom, Seigneur, fais-moi vivre.

Seigneur, entends ma prière ;
dans ta justice écoute mes appels,
dans ta fidélité réponds-moi.
N’entre pas en jugement avec ton serviteur :
aucun vivant n’est juste devant toi.
L’ennemi cherche ma perte,
il foule au sol ma vie ;
il me fait habiter les ténèbres
avec les morts de jadis.
Le souffle en moi s’épuise,
mon cœur au fond de moi s’épouvante.
Je me souviens des jours d’autrefois,
je me redis toutes tes actions,
sur l’œuvre de tes mains je médite.
Je tends les mains vers toi,
me voici devant toi comme une terre assoiffée.
Vite, réponds-moi, Seigneur :
je suis à bout de souffle !
Ne me cache pas ton visage :
je serais de ceux qui tombent dans la fosse.
Fais que j’entende au matin ton amour,
car je compte sur toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre :
vers toi, j’élève mon âme !
Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur :
j’ai un abri auprès de toi.
Apprends-moi à faire ta volonté,
car tu es mon Dieu.
Ton souffle est bienfaisant :
qu’il me guide en un pays de plaines.
Pour l’honneur de ton nom,
Seigneur, fais-moi vivre ;
à cause de ta justice, tire-moi de la détresse.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen

lundi 22 septembre 2008

Samedi, 1ère journée de formation. Journée ensoleillée, riche de rencontres et de partages.
Je suis étourdie par cette journée et étourdie dans les faits...
Sur le départ, au moment d'ouvrir la voiture, je m'aperçois que j'ai oublié ma veste avec les clefs dans la poche... les amis qui m'accompagnent sont un peu perplexes...
Je retourne en direction de la maison confiante pour la chercher. Une "petite soeur" d'un certain âge vient à ma rencontre. Elle tient dans ses bras ma veste. Je suis un peu surprise... je me présente comme l'heureuse propriétaire de l'objet ! Surprise à son tour. Elle s'excuse... elle croyait rapporter la veste à une amie (de sa connaissance...). Je la remercie quand même ! Nous rions !
Seigneur, merci pour tous les beaux moments !

jeudi 18 septembre 2008

Message d'une amie

"Alors, tu nourries plus ton blog ????
je cherche à lire, à partager un peu de ce que tu vis.....chaque soir, et je suis déçue que tu n'as RIEN écris !!!!!!!!!"

Il y a quelques jours j'ai reçu ce message d'une amie et je lui ai promis d'essayer....

Je ne prends plus le temps. Et pourtant, je vis toujours de belles rencontres, des moments magnifiques, des vides. Je crois que j'avais oublié que ce blog pouvait être lu, qu'il était aussi une façon de témoigner et de partager ma foi, de prier. Je me laisse enfermer par la paresse, la fatigue..., j'ai du mal à prendre de bonnes habitudes !
Je suis affaiblie par tout ce que je veux faire et que je ne fais pas ! il est des démarches courageuses que l'on remet au lendemain... des rendez-vous qui n'ont pas lieu... et la lumière devient veilleuse...

Je ne suis pas allée "laver mon âme" comme j'en ressentais le besoin il y a quelques mois déjà, et plus j'attends, plus c'est difficile.. c'est souvent comme çà quand on n'écoute pas. Je n'ose plus... Je traîne sur le chemin de vie...

Seigneur, je te demande pardon.

mardi 19 août 2008

Grâce

Ecouter, enmène loin Seigneur.
Tellement de rencontres en ce moment.
Tout rebondit et s'enchaîne de façon étonnante.
Merci Seigneur pour la simplicité des signes de ta présence.
Merci pour cette journée de vie.

Seigneur, que veux-tu de moi ?

Cathédrale de Dax le 14 août 2008 :

Citation d'un inconnu que j'ai notée :

"Le Seigneur ne nous demande pas au delà de ce que nous sommes et nous pouvons. Il nous appelle tous avec ce que nous sommes et ce que nous pouvons".

dimanche 27 juillet 2008

Vacances en Bretagne

dimanche 22 juin 2008

Week end au bord du lac de Vassivière. Beaucoup de soleil samedi.
Baignades et coups de soleil pour les enfants !
Ils ont mal, n'arrivent pas à trouver le sommeil...
Je m'en veux de ma négligence.

mercredi 18 juin 2008

Aujourd'hui a été une belle journée. J'ai pu aller à la messe ce matin à Saint Michel.
Une journée ensoleillée, paisible mais bien remplie à m'occuper des enfants, classer les papiers, ranger mon sac à main... Pris des rendez-vous. Je remets de l'ordre... et ce soir même un peu de courage pour écrire sur mon blog.

J'ai besoin de silence. J'ai envie de crier : aidez-moi !
L'impression d'avoir l'âme engourdie.
J'ai le coeur terne !

Je me fatigue dans mes erreurs, dans de faux combats. D'un bord à l'autre du chemin, j'erre.
Je manque de lumière : j'ai besoin d'être lavée !

C'est incroyable, comment petit à petit, sans vraiment s'en apercevoir, l'âme se laisse sournoisement enfermée dans la grisaille de nos petites misères quotidiennes.
Et ce soir en écrivant ces mots, le désir de me confesser m'apparaît comme une évidence.

Oui Seigneur, je veux aller vers toi.
Bientôt mon coeur sera dans ta lumière, et cette nouvelle me met en joie.

Seigneur, tu m'as encore montré le chemin que je ne voyais plus.

Merci

mercredi 4 juin 2008

Babou est mort

Dure et triste journée aujourd'hui. Babou, le chien de la famille, depuis 11 ans avec nous, est mort aujourd'hui. Il a eu une attaque cardiaque avec une ambolie cérébrale. Avec mon époux et Flavien nous sommes allés lui dire au revoir ce soir, et puis il est parti.... Nos coeurs sont lourds. Flavien m'a demandé si les chiens avaient une âme.... que dire ? Son chien lui a témoigné de l'affection jusqu'à son dernier souffle. Alors qu'il ne pouvait plus bouger, il a soulevé sa tête pour le regarder, et agité sa queue de joie. Flavien est persuadé que les chiens ont une âme, et qu'il est heureux auprès du Seigneur...
Seigneur, nous avons du chagrin.

mardi 15 avril 2008

Trop belle pour moi !



Ce matin accompagnée de mes enfants je sonne à la porte de l'abbaye de Lagrasse. J'avais regardé les horaires la veille affichés sur la porte, mais je n'avais pas compris que les lieux étaient "habités" par des bénédictins. Nous nous retrouvons donc dans une chapelle où une vingtaine de moines chantent la messe entièrement en latin.... Surprenant, magnifique ! nous sommes transportés soudainement dans un autre temps... Au moment de la communion les habitués vont s'agenouiller au premier rang, les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. Flavien est devant moi, Inès est restée à sa place, désemparés, hésitants : trop tard ! Ce rendez-vous manqué me perturbe.
Cette célébration est trop belle ! enfermante peut-être. Catholiques non initiés, nous sortons sur la pointe des pieds...

jeudi 10 avril 2008

Lourdes, la joie !



Je connais Lourdes.

Jeune ado je suis même venue en bus avec les jeunes de mon village. La grotte avec des chapelets de béquilles, et des cortèges d'éclopés. Une statue dans une grotte. Les boutiques remplies de "Vierges" et de "Bernadettes" en tous genres. Une basilique somptueuse à la place d'une chapelle. Une église immense, souterraine ! Une eau miraculeuse dans laquelle on plonge les malades.
Une histoire racontée comme un conte de fées. Je cherchais un sens, je ne voyais qu'idolatrie, fétichisme, superstition, fantastique. J'avais mal, je ne comprenais pas. Perdue dans une matérialité envahissante, je ne voyais plus de signes pour m'indiquer le chemin de grandeur ; je l'ai raté... je me suis enfermée dans le mensonge.

30 ans plus tard… Lourdes 2008 : Que du bonheur !

Lourdes, je voulais le vivre en communauté.

Gare de Limoges, un train attend 700 pèlerins du diocèse. Nous nous retrouvons 16 de la Paroisse de Saint Augustin. Bonne surprise : le train est confortable. Nous sommes heureux de nous retrouver pour partager ce pèlerinage. Le voyage est agréable et déjà joyeux : le ton est donné !

Nous arrivons à Lourdes sous le soleil. J’ai rarement vu les Pyrénées irradier une telle lumière de printemps ! La montagne est couverte d’un manteau blanc et la pureté de l’air étonnante. Blanc bleue, comme la Vierge de Lourdes.
Un bus nous conduit à l’hôtel « Le bon Pasteur ». Accueil sympathique des jeunes gérants. Notre chambre donne sur le Gave, et une vue extraordinaire sur la Cité Saint Pierre, Lourdes, la montagne. Nous serons en plus bien nourris !!!
Le groupe Saint Augustin s’accueille « dans la simplicité de ce que nous sommes », et nous n’en revenons pas de la joie qui nous habite ! Nous sommes libres et ensemble. Nous vivons et partageons un vrai moment d’humanité. Lourdes se révèle et nous enrichit chaque jour. Nous sommes avec nos écharpes bleues, des pèlerins heureux.

Nous fêtons les anniversaires du Marie-Jo’s club. Pétillantes, enjouées, elles se reconnaissent aussi râleuse l’une que l’autre, et l’humour explose, nous rions, nous nous dé-couvrons et nos êtres s’harmonisent !

Nous nous guidons les uns les autres, nous perdons, nous retrouvons, nous enrichissons.

Nous trouvons une respiration : la chapelle de l’Adoration. Le rythme de la Vie. Inspirez, expirez. Nous prions, nous soutenons.
Nous allons !

Le premier jour des groupes de pénitents (7 000 !) venus de toute l’Italie donnent des couleurs inattendues à l’esplanade. Le ciel est bleu comme nos écharpes, la lumière irradiante, les bannières colorées, les costumes surprenants, folkloriques, clinquants ! les chants magnifiques. Le parvis de la basilique un chef d’œuvre. Nous nous retrouvons dans une grande communion, bercés par le rythme liturgique, c’est extraordinaire de Vie ! C’est étrange et beau, je n’arrive pas à me détacher de cette grande messe qui n’est pas prévue à notre programme. Je vais rater la 1ère conférence qui expliquait le message des apparitions. Je suis là où je dois être. Ce que je vis est unique ! Toutes spiritualités, langues et pays rassemblés, chrétiens, nous sommes là ; nous formons une humanité tranquille. Pas de bousculade, pas de peurs, nos cœurs ouverts à l’Espérance. L’esplanade est un feu d’artifice de la beauté du monde ! J’ai le cœur paisible.

La cérémonie qui nous réunira le lendemain à l’église souterraine est aussi magnifique, mais rien ne remplace la lumière du jour !

La première nuit à Lourdes, j’étais tellement excitée que j’ai mal dormi, et le matin je me suis souvenue de rêves. J’étais dans des toilettes publiques, je savais que mon mari et mes enfants m’attendaient dehors. J’avais dans la main droite des aiguilles de différentes grosseurs profondément plantées. J’ai pris mon temps, j’ai arraché une à une les aiguilles, en serrant les dents. J’ai essuyé ma main. Je suis sortie. J’ai eu un peu peur qu’ils soient partis, mais ils étaient là, ils m’avaient attendue !

Le dernier jour nous devions faire une relecture en groupe de notre pèlerinage. Le matin de ce jour, réveillée assez tôt, un besoin absolu d’écrire. Nous avons bien partagé, et j’ai lu à la fin les quelques lignes écrites un peu plus tôt, que voici :

"Je voulais vous faire un cadeau, je n’ai rien trouvé dans les boutiques des marchands qui puisse ressembler à « Lourdes » :

« ce brin d’herbe cueilli près de la grotte »

… pour se souvenir que pour apprendre à aimer, marcher dans l’Espérance, commencer à être en vérité, il faut oser. Oser écouter et obéir à la voix du cœur. Souvent un geste simple et pourtant extravagant qui change le monde : manger un brin d’herbe, boire de l’eau, marcher à genou. Ce sont ces gestes simples qui nous font entrer dans la foi, rayonner et témoigner.

Pour moi, aujourd’hui, ce geste est aussi à la fois simple et difficile, mais il est aussi ma façon de partager avec vous mon Espérance.

Merci. Je vous aime."

Merci Seigneur, Merci Marie de nous guider et nous soutenir sur le chemin de vie.
Merci Bernadette.


Suite …

Hier j’ai repris le travail. Assez fatiguée. J’ai voulu offrir à une de mes collègues une image de la Sainte Vierge dans la grotte avec Bernadette priant à genou. Elle l’a refusée tout net. Pendant une demi-heure, elle m’a raconté ce que cette image évoquée pour elle. Le catéchisme avec le curé du cru bien brave mais qui donnait des coups de baguettes, ses jeux autour de l’église….

Cette nuit, j’ai eu un « éclairage ». J’ai bien compris que mon geste était maladroit. Alors aujourd’hui, je lui ai offert un brin d’herbe de Lourdes. Elle m’a embrassée.

merci


dimanche 30 mars 2008

ALLELUIA !



Ce matin avec les enfants préparation -presque- silencieuse pour nous rendre à la messe. Un partage convivial pour fêter la "fin" de la mission vincentienne sur notre paroisse est prévue en suite.

Tourbillon de rencontres, de paroles échangées. Notre communauté se construit. C'est beau. Une succession de cadeaux ! Merci à tous. Merci Seigneur de nous apprendre à aimer. Merci de répondre à nos prières.

Une amie est venue vivre cette messe aujourd'hui. Tu sais qu'elle te cherche depuis longtemps Seigneur !
Mon fils a découvert qu'un ami de classe (qui l'a invité à son anniversaire aujourd'hui) habite à deux pas de chez nous, de nouveaux horizons de partages s'ouvrent.
Notre meilleur ami n'est jamais très loin. Parfois on n'oublie de poser les questions essentielles !
Ma petite fille s'est beaucoup amusée, elle était heureuse de sa journée en Eglise !

Merci de "cet inattendu qui rend libre" !

Seigneur, s'il te plait, qu'avec l'aide de l'Esprit Saint, toutes les paroles, tous les petits signes de cette journée qui se sont gravés dans nos coeurs, trouvent une réponse d'amour. Rends-nous capables d'oser ce que tu éveilles en nous, donne-nous la force d'être.

"Envoie-nous sur les chemins du possible" !

lundi 24 mars 2008

Il est vraiment ressuscité !

Merci pour ton Amour. Merci d'avoir vaincu le mal pour nous sauver. Merci de nous laver du péché originel. Merci pour la liberté. Merci de nous conduire sur le chemin de Vie.

dimanche 9 mars 2008

Communauté


Pardon Seigneur, de mon manque d'attention. Je ne travaille pas assez à laisser la porte ouverte ! Pardon de ne pas prendre le temps de partager.

Merci, Julienne, Jacqueline, Nicole, Bernadette, Cathy, Fabienne, Michèle, Irène, Marthe, Annie, Louisette, Priscille, Martine, Jacques, Jean-Marie, Natacha, Marlène, Philippe, Jordi, Marie-Jo, Nadine, Mathilde, Jean-Pierre, Christine, Yvonne, Marylin, Michel, Paul, Hélène, Jean-Luc, Christophe, Marie-Jeanne, Françoise, Marie-Benoit, Marie-Thérèse, Marie-Jo, Bernard, Frédéric, Brigitte, Annie, Sylvie, Eric, Jema, Christelle, Odile, Jean-Louis, Brunette, Sylviane, Olivier, ... et d'autres encore à qui je ne donne pas encore de nom.

Merci Seigneur de nous rassembler, merci pour toutes ces rencontres, pour tous ces signes de ton amour.
Merci Seigneur

vendredi 29 février 2008

Ordinateur portable...

Nouveau miroir à notre égo ?
Nouvel arbre de connaissances ?
Machine infernale d'une créativité perfectionniste et jubilatoire ?
Outil extraordinaire, ou nouvelle addiction ?
Poison mortel, qui rend sourd et aveugle à la vie ?
Dévoreur d' énergie et de temps ?
Barrière vaniteuse de plus entre "toi" et" moi" ?

Tu es caché et tu ne me vois plus...

La parole, le regard, le sourire, l'attention, le temps consacré, le don de soi, toute la beauté de Dieu en toi...
Où la chercher si ce n'est dans tes yeux, dans ton coeur, dans ta foi ?

Reste pas accroché à cet écran, regarde-moi,
je suis toute petite devant toi !

Peut-être un jour je parlerai...

Je suis là simplement, et toi tu cherches l'impossible.

jeudi 14 février 2008

échec à la colère

Seigneur, pardon pour mes négligences, mon manque d'attention...
Hier une situation explosive à gérer.... et puis surprenant mais "réel"... des saines explications et pas de tempête ! pourtant çà s'annonçait mal.... Merci Seigneur de m'avoir guidée pour être assez forte et lutter contre le mal, pour avoir pu désamorcer le conflit qui abîme l'amour. Merci Seigneur. J'ai entendu ce que voulait me dire mon époux, et je l'écouterai. J'ai évité le dialogue de sourds, l'enfermement vaniteux qui cherche à nous faire voir absolument innocent, à nous défendre au travers d'arguments qui souvent attisent la colère et l'incompréhension. Notre coeur est resté protégé. Pas de paroles destructrices, pas de pleurs !
Merci Seigneur de nous faire grandir ensemble, de nous apprendre à nous protèger des chemins de mort, pour nous conduire vers la vie. Merci de nous apprendre à aimer.
Merci

mardi 12 février 2008

secrétaire - église de Beaubreuil

Aujourd'hui en sortant de mon travail, le souvenir du matin me parut loin.
Une belle journée pleine. Rien n'est fini, rien ne l'est jamais ! je ne ressents pas la tranquillité d'esprit du travail bien fait, accompli ! Non ! J'ai le coeur en joie. Les lieux se transforment, embellissent, la lumière, l'air commencent à vibrer de cette histoire que nous voudrions oser vivre... C'est encore tout petit, mais c'est vivant ! Seigneur Jésus, nous avons juste un peu "suivi le guide de ton livre" et déjà tout change... l'extra-ordinaire paraît parfois si simple !
Seigneur, merci pour ton chemin d'amour et de liberté. Merci de ces moments délivrés, portés à l'enthousiasme de notre humanité, dans la modestie de cette journée...
Merci

jeudi 31 janvier 2008

Saint Michel

Ce matin, je suis allée à Saint Michel.
Je croyais aller à un rendez-vous secret... surprise c'est la fête !
Je ne suis pas venue par le chemin habituel, ni à la même heure, et j'ai aussi changé de porte d'entrée : par une chapelle vitrée qui s'ouvre presque sur le choeur.
Je suis restée plantée là comme un mendiant à la porte du monde. Affamée, observant un possible festin, et n'osant pas participer par politesse ! J'ai aperçu des visages connus... J'aurais pu ressortir et rentrer discrètement par la porte du fond... Non j'étais sans pensée !
Je suis allée ensuite prier, le psaume 24 s'est donné à ma lecture :

Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme,
vers toi, mon Dieu.

Je m'appuie sur toi : épargne-moi la honte ;
ne laisse pas triompher mon ennemi.
Pour qui espère en toi, pas de honte,
mais honte et déception pour qui trahit.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

C'est toi que j'espère tout le jour
en raison de ta bonté, Seigneur.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
dans ton amour, ne m'oublie pas.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
A cause de ton nom, Seigneur,
pardonne ma faute : elle est grande.

Est-il un homme qui craigne le Seigneur ?
Dieu lui montre le chemin qu'il doit prendre.
Son âme habitera le bonheur,
ses descendants possèderont la terre.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

J'ai les yeux tournés vers le Seigneur :
il tirera mes pieds du filet.
Regarde, et prends pitié de moi,
de moi qui suis seul et misérable.

L'angoisse grandit dans mon coeur :
tire-moi de ma détresse.
Vois ma misère et ma peine,
enlève tous mes péchés.

Vois mes ennemis si nombreux,
la haine violente qu'ils me portent.
Garde mon âme, délivre-moi ;
je m'abrite en toi : épargne-moi la honte.
Droiture et perfection veillent sur moi,
sur moi qui t'espère !

Libère Israël, ô mon Dieu,
de toutes ses angoisses !

mardi 29 janvier 2008

Beaubreuil

Nous dépoussiérons un peu, dégageons les fenêtres pour faire rentrer la lumière.
Reste à la sortir de terre cette (E)église ! de nos peurs... de ce blocaus !
Que le partage du pain fasse rayonner nos coeurs et éclaire la cité !
Seigneur Jésus écoute nos prières, rends-nous forts pour marcher ensemble sur le chemin de la liberté.
Ô Christ aide nous à grandir dans ton (E)église entre les grandes tours de notre égoïsme, et les temples matérialistes du profit !
Merci Seigneur pour cette mission vincentienne sur notre paroisse.

L'amour ne passera jamais.

lundi 28 janvier 2008

Mensonge


"Pourquoi ces bougies allumées ?" La question m'a surprise. D'une apparente innoncence ?
J'ai menti pour me cacher en bafouillant une incompréhensible banalité. Oui, ces deux bougies symbolisent, la confiance et l'espérance, elles ne sont pas là "par hasard !" à briller sur cette étagère !
Pourquoi je n'arrive pas à exprimer la vérité simplement ?
J'ai rapidement eu envie d'appeler la personne pour lui demander pardon de ma lâcheté, de mon mensonge.
J'ai remis à demain... je le ferai cependant.
Je suis triste ce soir. Curieusement en quittant mon bureau la flamme de la bougie de la confiance s'était éteinte...

Pardon Seigneur, apprends-moi à être plus forte.
Ne permets plus que je m'égare.

dimanche 27 janvier 2008

Le retour...

Voici presqu'un mois que je n'arrivais plus à prendre ce rendez-vous. Prise par le désir d'avancer matériellement dans la tâche confiée : "un travail de passion", je ne prenais pas le temps de faire silence, de prier, d'écouter mon coeur. Respirer.

De bons moments en famille. Le week-end dernier nous sommes allés au bord d'un lac en Creuse. Dans cette magnifique solitude d'une nature reposée, le monde était neuf. Les enfants libres, vivants dans un monde beau, portés dans une espérance présente dans chaque reflet de la lumière de cette nature offerte à notre bonheur. Nous avons fait un feu de camp. Oui le monde est magique, il faut le voir et le vivre ! Nous avons eu de la visite l'après-midi, un couple de promeneurs, des retraités, des grands blessés de la vie. Quelques paroles s'échangent. Nous sommes au mois de janvier, mais il fait tellement beau que nous avons dressé la table dehors. Nous les invitons à boire le café, là au milieu de ce chez nous somptueux. Nous parlons de Dieu, il est tellement là ! nous sommes dans une autre dimension. Heureux !!!

VIVRE LA BONNE NOUVELLE. Une mission vincentienne sur notre paroisse se met en place.
Quelle joie cette messe de vendredi !

Le soir, j'innonde un groupe d'amis de mails d'histoires drôles reçues de tans à autre, et je leur en concocte une à ma façon en les mettant en scène ! certains ont déjà répondus et m'ont remerciée de les avoir fait rigoler (et certains m'ont souhaité la bienvenue au club des cinglés où il se sentait un peu seul ...).

Aujourd'hui, journée de repos. A midi j'ai fait une recette qui m'a été indiquée récemment : de la viande de dinde coupée en dé revenue dans l'huile d'olive avec des oignons, avec une sauce à base de lait de noix de coco, de la tomate et des aromates. Simple et servie avec du riz c'est très bon ! merci.
Cet après midi, câlée dans le canapé, chauffée par le soleil : une douceur gourmande pour mon être, lecture ... La Dame Blanche de Christian Bobin.

Merci Seigneur pour la vie

lundi 7 janvier 2008

Voeux

Beaucoup de petits mots pour répondre aux voeux, pour souhaiter beaucoup de joie et de bonheur.
J'ai encore à faire...
Merci pour la vie, pour tous ces signes d'amour.

mardi 1 janvier 2008

2008

L'année s'est teminée dans un tourbillon d'activités, de rencontres et de festivités.
Une année pleine. Quelques jours s'annoncent sans engagement. J'ai envie de partager du temps avec mes enfants. Prendre le temps de s'intéresser à leurs jeux, me rendre disponible à leurs attentes, les écouter, les regarder. Résister à la pression des choses à faire dans la maison, pour me consacrer à eux.. Prendre le temps de les aimer.
Seigneur, aide-moi, à résister aux pressions et obligations matérialistes empiriques pour vivre l'essentiel : aimer. Aide-moi à avoir la lucidité des mensonges qui nous détruisent, pour chercher avec ma famille un passage de vie.

dimanche 23 décembre 2007

Réconciliation

Hier, je suis allée me "laver". C'est toujours difficile, mais pour moi c'est un acte d'engagement, de foi. Plusieurs jours que je regarde le chemin parcouru, et aussi mes faux pas, mes limites. Pleins de mercis dans mon coeur. Pleins de pardons aussi à demander. J'ai touché, les limites de mon amour, ma petitesse, mes fuites. Je vis encore dans biens des enfermements. Devant le prêtre, je ne sais pas vraiment ce que mon "être" va exprimer. Il m'est d'ailleurs arrivée de ne rien dire ! et pourtant ...
Je balbutie quelques paroles.... je sors de l'église "en état second." Je pleure profondément.

Ps 50, 8
"Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m'apprends la sagesse."


Amen

Saint Luc 18, 15 Jésus et les petits enfants

On lui présentait aussi les tout-petits pour qu'il les touchât ; ce que voyant, les disciples les rabrouaient. Mais Jésus appela à lui ces enfants, en disant : "Laissez les petits enfants venir à moi, ne les empêchez pas ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu. En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant n'y entrera pas."

mardi 18 décembre 2007



lundi 17 décembre 2007

Bonheur

Dans notre cocon roulant notre petite famille s'est rendue ce week end à l'Ile d'Oleron. Nous ne préparons pas vraiment nos découvertes, nous laissons la destination venir à nous comme une évidence. Nous avons rendez-vous... Le temps existe-t-il ? Temps de vie, magique !
Couché du soleil sur l'océan en arrivant, puis après le repas, regroupés dans la cabine face à la mer, chassant la buée du pare-brise, nous contemplons la lune se reflétant dans la mer en écoutant la sibil'la. Le coeur ouvert. Nous cherchons l'étoile... Le matin, réveillés par les vagues, éclairés par la lumière d'un soleil naissant : excitation, émerveillement. Il gèle dehors, les petits lapins gambadent sur les dunes blanchies. Marée haute, rouleaux d'écumes blanches reflétant le mauve d'un ciel hivernal. Le vent est tombé. Le soleil reste bas, la lumière révèle tous les détails de la beauté qui nous entoure. Un groupe d'oies sauvages se donnent en spectacle. Elles se reposent sans doute quelques heures. Elles vont, viennent, flottent tranquillement devant nous dans un doux tintamarre. C'est magnifique ! quelques hérons blancs, des mouettes aussi. Et puis sur la plage encore des trésors, des coquillages, des cailloux blancs lisses et brillants, de grandes plumes de bernaches, des mollusques échoués, des graines d'algues bizarres.. J'encourage mes enfants à se nourrir de cette beauté vivante. Quel cadeau !
Inès s'extasie d'avoir creusé dans le sable un trou jusqu'à l'eau... Flavien se promène sur les rochers ; devant la beauté du monde et de notre famille, avec mon époux nous sommes heureux.
Merci Seigneur pour ces signes d'espérance.
Merci d'offrir à notre famille ces moments de rencontre avec ta liberté : le bonheur.
Merci de ton amour.

vendredi 14 décembre 2007

jeudi 13 décembre 2007

Préparation de Noël

Noël approche. Avec mes "enfants d'amour", mes trésors, ce week end nous avons commencé à décorer la maison.
Cette année, j'avais envie de préparer Noël d'une façon particulière. Laisser tout ce tapage mercantile à l'extérieur de notre foyer ! Nous avions commencé des travaux de peinture, et détapisser il y a quelques temps déjà... Alors nous n'avons pas accroché des guirlandes dorées, mais avec les enfants, nous avons peint sur les murs comme nous ressentions Noël dans notre coeur... J'ai quand même fait l'acquisition d'un sapin.... reste à le décorer... petit à petit de nos simples créations. Il sera beau. Papa a fait les photos des dessins.

dimanche 2 décembre 2007

J'ai commencé une nouvelle mission qui s'inscrit dans mon chemin de vie. Beaucoup d'attentes autour de moi. Les choses se mettront en place avec un peu de temps et de persévérance.

J'ai vécu un beau week end. Mon époux est venu à la rencontre de ma famille chrétienne.
Son cadeau d'amour pour mon anniversaire.
Retrouver la communauté chrétienne de la paroisse qui m'accueille est un moment de joie, des liens se créent et se renforcent. Aujourd'hui une messe concélébrée unifiante qui porte la Parole ! une Eglise vivante.
Merci

dimanche 25 novembre 2007

Saint Cyr Lapopie

Sadroc


Avec mon époux et nos enfants, deux jours à découvrir des nouveaux paysages dans notre petit cocon roulant. Respiration.
Partis sous un ciel gris samedi matin : cadeau. Nous mangeons dehors à la lumière et chaleur du soleil le temps du repas de midi !
Merci

jeudi 15 novembre 2007

Confiance

Petit pas après petit pas, le chemin de vie se construit.
Croire en Dieu, en l'Amour, en la Vie !
Ce soir j'ai reçu le cadeau de la confiance. Merci.
Il me faut maintenant me déployer. Etre.
Seigneur, aide-moi à bien travailler pour toi pour les hommes, à te servir et servir mon prochain, au travers de la mission qui m'a été confiée.
Ce soir, je suis heureuse. Mon coeur est paisible. Je souris à la vie.
La joie m'entoure, mes enfants sont pleins de tendresse, mon mari se réjouit pour moi.
Je "serais" pour toi, par toi.
A mon rythme, petit pas, après petit pas...

Merci Seigneur pour la Vie.
Je t'aime.
Je sais que tu m'aimes.

lundi 12 novembre 2007



Mon grand-père est sur ces photos. Musicien pendant son service militaire, puis brancardier sur le front. Gazé deux fois, blessé par un éclat d'obus à la cuisse. C'était une force de la nature.
Agriculteur et bon vivant ! Ma mère est née 9 ans après la fin de la "grande guerre". Elle se souvient encore des insomnies de son père, de ses crises de tachicardie. Pendant des années, il ne put franchir certain fossé sans crise de panique frôlant la perte de connaissance. Il est mort dans les années 80. L'horreur laisse un vide dans les coeurs qui enferme la parole. Il a du être fort pour aimer, chanter, rire, blaguer, jouer de la musique, travailler avec l'enfer dans une partie du coeur. Cette douleur du survivant traverse la vie...

Seigneur Jésus, aide-nous à ouvrir nos coeurs à ton Amour,
pour faire vivre notre humanité,
empêche nous de sombrer dans le mal qui nous détruit.
Ce mal diffus qui rend sourd et aveugle, qui nous enferme au travers même des générations.
Donne-nous le vrai courage Seigneur : porter ta Parole, pour faire jaillir la vie, pour sans cesse renaître à ton Amour.

dimanche 11 novembre 2007

14-18

Ce week-end, j’avais pas mal à faire à la maison …. et c’est encore loin d’un résultat convenable !... mais dans ce débordement de tâches ménagères, j’ai réussi à être présente à mes enfants, et je suis paisible. Une amie m'a appelée cet après-midi pour aller marcher dans les bois, et j'ai du décliner l'invitation avec tristesse. Ce soir j'ai pris le temps d'écrire à un ami. Et puis il y a l'histoire :

Seigneur,
Prend pitié de tous ceux que la folie des hommes a contraint à connaître l'enfer de cette guerre, à tuer et à mourir.
Victimes des mensonges des puissants, leurs cris et leurs terreurs retentissent encore dans nos coeurs :

Notre Père qui es aux cieux
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel
Donne-nous aujourd'hui
notre pain de ce jour
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous soumet pas à la tentation
mais délivre-nous du mal.
Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire
pour des siècles et des siècles.
Amen !


dimanche 4 novembre 2007

80 ans !

Quelques jours dans mon pays pour fêter en famille les 80 ans de ma maman. Nous sommes toujours heureux de nous retrouver. Les liens sont forts, préservés, dans la diversité de nos chemins de vie et l'éloignement. Un grand moment de joie partagée, trop vite passé. L'amour n'a pas d'âge dans les coeurs. Ma maman est toujours jeune, dynamique, gaie. Avec un rire éclatant et un maintien de reine pour nous faire oublier le temps qui passe ... elle est extraordinaire de force et de fragilité ! Nous avons bien vécu (en bourguignon !!!) et fêter l'événement autour d'une belle tablée, et nous nous promettons de nous revoir pour Noël.
Mon père est absent depuis 15 ans. Nous sommes allés ensemble, au cimetière du village.
Sous le soleil, avec ces belles fleurs éclatantes déposées partout sur les tombes, l'endroit n'est pas triste. C'est un lieu de liens, de rencontres, avec des cousins, des anciens, des voisins pas revus depuis longtemps. Nous reposons dans ce coin de terre depuis des générations. C'est un endroit familier. Des noms écrits sur le granit encore inscrits dans nos coeurs.

samedi 27 octobre 2007

Cantique

Je m'aperçois que celà fait déjà une semaine que je n'ai rien écrit sur ce blog.
Fatigue et mal de dos : je me suis couchée tôt tous les soirs !
J'ai recopié ce cantique dans la semaine dans un missel à Saint Michel des Lions :

Comme un enfant

Comme un enfant qui marche sur la route,
le nez en l'air et les cheveux au vent.
Comme un enfant que n'effleure aucun doute,
et qui sourit en rêvant.

Me voici Seigneur ! me voici, comme un enfant,
Me voici, Seigneur ! me voici comme un enfant.

Comme un enfant tient la main de son père,
sans bien savoir où la route conduit.
Comme un enfant, chantant dans la lumière,
chante aussi bien dans la nuit.

Comme un enfant qui s'est rendu coupable,
mais qui sait bien qu'on lui pardonnera.
Pour s'excuser d'être si misérable
vient se jeter dans vos bras.

samedi 20 octobre 2007

Coup de fatigue...

Coup de fatigue terrible ! je ne sais pas si c'est le froid, mais depuis deux jours je baille et j'ai envie de dormir !!!
J'ai vécu une belle semaine, mais la fatigue est présente, et ce soir je manque d'enthousiasme.... j'ai l'impression de décrocher ..... dodo....
Si quelqu'un me lit à cette heure-ci, je lui souhaite bonne nuit !!
Amitiés.

lundi 15 octobre 2007

Résonnance

C'est mon époux qui fait le pain de la famille depuis quelques semaines.
Belle lumière d'automne, les rayons sont encore pleins de chaleur. Nous sommes nombreux à manger le midi sur les marches de l'église Saint Michel des lions, beaucoup de jeunes : je déguste mon morceau de pain. Heureuse d'être là.
J'entre dans l'église et marque un temps pour embrasser l'église du regard, dans sa totalité. D'habitude je n'ai pas ce regard voyeur, il est limité et je vais où mes pas me guident. On peut avoir aussi les yeux enfermés. Mais aujourd'hui, je gagne cette liberté, je jette un vrai regard pour m'imprégner de ce lieu, dans sa beauté, ses couleurs, sa simple complexité, sa symbolique, ses racines, son espérance. Je ne suis plus une "anonyme" qui passe. Je trempe le bout de mes doigts dans l'eau bénite, et tandis que j'imprègne mon âme "au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" l'église se remplit du son de l'orgue. Joie d'être surprise par la Vie toujours étonante. Je cherche des yeux, et ce sont mes oreilles qui retentissent de la totalité du lieu. Cadeau.

Merci

dimanche 14 octobre 2007

Vivre

Quand je suis dans la vie j'ai le coeur ouvert, tout ce que je dois faire, se fait facilement. La vie s'articule dans l'harmonie. Tout est vrai et juste. Ce sont des moments, des journées de communion où le temps n'est plus une contrainte.
Et puis il y a des jours comme aujourd'hui, où rien n'est clair. L'agitation est stérile. Rien de ce que j'entreprend ou projète ne se déroule facilement. Je piétine. Je me laisse enfermer dans de fausses contraintes, j'entre dans le piège qui divise ....
Je ne me suis pas déployée pour faire aboutir le projet initial pourtant simple : pique niquer en famille ! Il a fait un temps magnifique ! et voilà la journée s'est déroulée, avec ses enfermements et les tensions qui en découlent. Nous sommes allés au bord d'un lac où les enfants ont même fini par se baigner !!! mais nous n'étions pas dans la plénitude.
J'ai rattrapé le chemin de vie en fin d'après-midi, en allant à la messe au Palais sur V.
Ce moment était le point d'ancrage de ma journée.
Nous n'étions pas nombreux, mais c'était magnifique. En Eglise, j'ai reçu la Paix.
J'ai été libérée bien plus que de la tristesse de n'avoir pas "réussie" en famille cette journée !
Pardon Seigneur de n'avoir pas su accueillir pleinement ton Pardon.
Merci de ton Amour qui sauve.
Merci pour la Vie.

mardi 9 octobre 2007

Il priait seul en chantant Marie. L'Amour jaillissait avec force de son âme.
Toute l'Eglise raisonnait de ses parfaites vocalises grégoriennes.
C'était d'une limpidité et d'une beauté à faire bondir les coeurs.
C'était magnifique !
Je n'étais pas venu me recueillir comme c'était prévu avec C : nous étions allées prendre une collation et céder à la gourmandise ! J'ai été peinée d'avoir "raté" quelques instants de cette volupté, mais heureuse de partager ce moment avec mon amie.

Un moment de pure grâce !

Pardon pour notre retard.
Merci Seigneur

dimanche 7 octobre 2007

Y-a de l'orage dans l"air !

La journée a commencé dans la colère !
Pour une "broutille" matérielle et un rien d'incompréhension, mon époux et moi nous retrouvons dans l'affrontement.
Barricadés l'un et l'autre dans nos enfermements. Mais nous ne savons pas "bouder", il nous faut aller jusqu'au bout de nos arguments, vider notre sac et puis aller .... jusqu'au pardon ! après une rechute .... La situation est difficile, car nous avons tort tous les deux !
Oser un geste de paix ... c'est déjà la reconnaissance de nos limites et de nos imperfections ; tout le mal qui ronge notre coeur la minute d'avant s'envole et nous retournons sur le chemin de vie. C'est fini, il n'y a plus de tempête. Avec humour nous nous laissons approcher par le pardon. Il a été réciproque. Le mal s'éloigne.
Dis tu m' aimes ? OUI ! et toi tu m'aimes ? OUI ! : l'alliance est renouvelée.
Pardon Seigneur pour nos défaillances
Merci pour la vie.

vendredi 5 octobre 2007

Saint François d'Assise


"Petit oiseau où veux-tu donc aller ?"
"ouvrez-moi la porte"..... "j'apprends à voler"

"aidez-moi !"

Prière de François :

PRIERE POUR LA PAIX

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en s'oubliant qu’on se retrouve soi-même,
c’est en pardonnant que l’on obtient le pardon,
c’est en mourant que l’on ressuscite à la Vie.
Amen.

dimanche 30 septembre 2007

Respect ....

Réflexion de fin de journée....
euh, c'est quoi être chrétien ?

Tout est question d'équilibre !
Le péché nous enferme, nous sommes loin d'être saints, mais nous tendons tous à l'être en suivant le Christ ! ou alors que faisons nous ? Le mal même s'il nous est hélas familier n'est pas notre ami ! A nous de nous battre pour limiter ces "familiarités" et au moins les reconnaître !
Dieu est Amour. Dieu pardonne.
Peut-on se passer de Son pardon ? du sacrement de la Réconciliation.
Peut-on être chrétien et se soustraire au Sacré ?
Amour de Dieu. Amour des autres. Indissociable.

Dieu est là, n'ayons pas peur d'aller à lui !
Prions, adorons, rendons grâce !
Rentrons dans la folie d'aimer !

Ordination diaconale

Photo Michel N'Guyen

Notre communauté, ce matin s'est levée de bonne heure, départ 6 h 30, direction Aurillac.
Une cérémonie qui porte l'espérance nous rassemble pour l'ordination diaconale de Frédécic.
Nous sommes heureux de nous retrouver, les liens se renouvellent.
Tout est neuf et vivant dans cet engagement. Tout est beau.

jeudi 27 septembre 2007

Fête de Saint Vincent de Paul.

Messe à la cathédrale.
Nous sommes là.
Chaque pas est un cadeau.
merci

lundi 24 septembre 2007

J’aime, j’aime le monde, j’aime la vie,
J’aime tout ce que tu m’as donné
Je n’ai pas de rancune, pas de détresse,
Quelques blessures, quelques tristesses
Ma voix veut s’affirmer, pour chanter ton amour
Je combattrai le mal, pour marcher sur le chemin de vie
Seigneur Jésus aide-moi à trouver le chemin d’aimer …
Je vois la souffrance des cœurs des hommes.

« Je veux Aimer »

jeudi 20 septembre 2007

Saint Michel des Lions

Passé le tourbillon de la rentrée, on reprend peu à peu contact avec toutes les personnes chères à notre coeur.
Dans l'entreprise où je travaille, j'ai droit à des tickets restaurants, et cette semaine j'ai fait le plein ! hier midi avec les enfants, mon époux et ma belle-mère de retour de vacances, et ce midi avec une amie. Celà faisait des mois et des mois que l'on se disait "il faut arriver à se voir tranquillement pour parler...". Elle m'a fait découvrir un super restaurant chinois au centre ville avec un buffet à volonté ! La digestion a été difficile cet après-midi... comme une envie de faire un petit roupillon... Nous avons passé un bon moment d'échange et nous espérons arriver à nous revoir ainsi une fois par mois. Ceux qui me connaissent "bonne vivante" peuvent se rassurer et ceux qui s'inquiétent des orientations de mon chemin de vie aussi : je vis de mieux en mieux. Je commence à vivre en "vérité".
Les vrais moments de prières, en silence, ne sont encore pas assez nombreux. J'aime bien faire silence dans une église et particulièrement à Saint Michel des Lions. Elle est chaude, toute en couleur, avec des dentelles de vitraux et de lumière, des bougies çà et là. Des colonnes penchées ! Elle n'a pas une harmonie ordinaire. Elle est encastrée dans la ville. Par certain côté, on ne la voit pas. Sur un autre elle donne sur une petite place et sur la rue la plus animée de Limoges. De loin elle jaillit de la ville, le ciel l'a saisie et la tire : une fléche vertigineuse la prolonge dans la lumière. Ses portes sont ouvertes sur des faces et des lieux différents. Elle n'est pas un endroit vide, triste gris et froid où l'on peut imaginer une bigote rabacher son chapelet. Ce n'est pas un lieu que notre esprit matérialise en un coup d'oeil, elle est pleine de détails mais sans réelle démesure. Elle est rassurante. Je commence à la connaître un peu de l'intérieur. Elle est en mouvement. Elle aussi elle vit. C'est un lieu de prière... inspirer, expirer....

lundi 17 septembre 2007

Chercher

Qu'est ce qui m'émeut : l'innocence d'un bébé, la fragilité, les épines dans le coeur, le Christ, l'Eglise, l'humanité.
Je cherche. Depuis toujours je reconnais les gens en souffrance. Ceux qui cherchent la vie.
Les grands bébés égarés, meurtris, paumés. C'est eux que j'aime. La blessure n'est pas toujours apparente. Je suis "une mère". Quand je suis devant ces barrières qui nous enferment, en moi ou en l'autre, je souffre de mon impuissance à être. L'orgueil nous a perdu il y a longtemps ....
Christ, tu es venu pour nous sauver pour nous montrer le chemin qui ouvre nos coeurs à l'amour. Donne moi la force de poursuivre, de ne pas m'arrêter. Pardonne moi mes faux pas, mes provocations pour m'enhardir, pour ne pas m'enfermer dans le facile, je cherche ... à prendre maladroitement appui aussi... j'apprends à voler...

Qu'est-ce qui m'émeut : la simplicité, la beauté de la création, la belle musique, la lumière, l'amour dans les coeurs, le Christ, l'Eglise, l'humanité.
J'aime la vie.

O Christ, apprend-moi à aimer.

Pardon. Merci

dimanche 16 septembre 2007

Faire son pain

Avec mon époux, nous cherchons une meilleure façon de consommer, moins tributaire des tentations. S'arrêter de courrir pour aller à l'essentiel. Quel boulo !
Avant aller au supermarché était pour moi une obligation, une contrainte, un moment perdu, une fausse facilité. Plus je courais plus je cumulais ce genre de pertes de temps, ces pertes d'énergie vitale ! Pour vivre il faut vivre l'instant et non l'instant d'après.
Je vais donc au marché où je me suis aperçue que là je choisis, j'apprends, je regarde, je compte, je cherche, j'établis des relations, je suis dans une dimension humaine et humanisante. Je suis ensuite heureuse à la maison de ranger mes provisions, et en faisant mon marché, les menus (casse-tête journalier des femmes) se sont naturellement composés. Ensuite cuisiner devient plaisir. Le repas, un moment où toute la famille se réunit, où chaque membre à une place indispensable et son rôle à jouer. Beaucoup de choses s'apprennent autour d'une table, quand ce moment est un lieu de vie, et non un gavage : beaucoup plus saines et réalistes que les séries américaines. Il faut se réapproprier ces temps essentiels à l'équilibre de nos familles.

... Ah oui j'allais oublié, j'ai fait notre pain, il n'a pas encore un goût extraordinaire, mais c'est un événement que nous avons partagé : la symbolique est profondément ancrée en nous !!!

Seigneur,
donne-nous la force de reconquérir la vie !

jeudi 13 septembre 2007

Prendre le temps

Belle lumière, beau moment, une journée partagée avec celle qui peut entendre.
Prendre le temps de s'écouter. Trop court moment pourtant !
Promenade au parc avec ma petite fille. Joie de la regarder vivre dans un instant parfait d'enfance.
Devoirs avec mon fils dans la joie et la bonne humeur.... comme quoi c'est possible ! Repas en famille et gaité d'être ensemble. Il y a des jours où le bonheur existe ! prendre le temps ... vivre, aimer.
Merci

mercredi 12 septembre 2007

Il fait beau.

J'ai un peu de mal à faire la rentrée "sur mon blog".
Occupée par la rentrée scolaire de mes enfants.
Il fait beau, voilà c'est à peu près tout ce que j'ai à dire ! ou du moins tout ce que j'arrive à dire !
et c'est déjà suffisant ... un moment pour se taire.
J'ai eu le temps des vacances, de prendre plaisir à m'occuper de ma petite famille, de mettre mon petit monde en route ... Travail à partir de lundi, tout s'enchaîne ... Inspirer, expirer.
Mon emploi du temps va pouvoir me permettre de nouveau un rendez-vous quotidien de prière dans un vrai temps de silence. Reprendre des forces pour oser vivre en "dimension aggrandie".
Merci Seigneur pour cette vie que tu me donnes.
Pardon pour mes faiblesses.
Je me bats pour laisser la porte ouverte
pour que ta lumière reste !
Guide tous les jours mes petits pas vers toi.

dimanche 2 septembre 2007

Psaume 130

Comme un petit enfant

Seigneur, je n'ai pas le coeur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuit ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attend le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.
Lac de Sainte Croix
Photos de Fabrice, mon époux.
Oraison :
Merci, Seigneur, pour les choses familières, le pain, le vent, la terre et l'eau, pour la parole et le silence, pour la paix qui vient de toi, et pour les hommes simples ; merci d'être proche en Jésus ton enfant.

Merci, Seigneur.

vendredi 10 août 2007

Je veux oser ma foi, écouter mon cœur, vivre mon humanité.


Merci

N'ayez pas peur !

OSEZ !

mercredi 8 août 2007

Une porte s'ouvre

10 jours que je suis rentrée de retraite. Le temps de laisser décanter....
Une porte s'est ouverte. Mon chemin de vie se poursuit dans la confiance. Je grandis un peu.
L'espérance est dans mon coeur. C'est magnifique !
J'ai fait une rencontre extraordinaire, je me suis sentie protégée, aimée, soutenue, guidée par notre Mère Marie. Elle a entendu mon coeur qui souffre. Je ne suis plus seule. Elle va m'aider à guider mes enfants sur le chemin de vie, et à être une bonne épouse, pour que notre famille grandisse dans l'amour.
Concrètement, des petites choses. J'ai changé de place à table.
Samedi, alors que j'étais au supermarché, rien ne me faisait envie. Alors j'ai écouté mon coeur, je suis ressortie, et je suis allée au marché. Et là j'avais l'impression de tout redécouvrir. Les brocolis du paysans, les fruits et les conseils du primeur. Le marchand de volaille qui m'a demandé si je voulais une poulette ou un poulet ? et bien oui il y a une différence que j'ai apprise, le poulet a de belles cuisses, la poulette de beaux blancs ! Accompagnée de ma petite fille, la vie avait une autre dimenssion ! tout était beau et d'une simplicité... j'étais à ma place.

Je fais la prière avec mes enfants le soir. Ils sont ravis. Je n'en reviens pas au bout d'une semaine c'est eux qui réclament ! ils sont contents de dire merci à Dieu des belles choses qu'ils ont connues dans la journée, et de reconnaître les contrariétés subies ou commises. Une école pour apprendre à se connaître, simple....

Et puis j'ai demandé à mon mari qu'il me fasse confiance par rapport à ce que j'entreprenais. Il me l'a accordé totalement. J'ai compris alors comment il m'aime. Au delà de la tendresse et de l'affection qui est parfois trompeuse et qui peut nous faire sortir de notre chemin, l'amour est là dans la confiance, et dans la liberté et le respect des choix de chacun.

Je rend grâce à Dieu pour toutes ces bonnes choses qu'il m'enseigne par son Esprit Saint.
Merci Jésus, Marie. Je vous aime.

Merci

mardi 31 juillet 2007

La tendresse de Dieu est immense.
Il donne tout son Amour.

Pardon. Merci

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
dans le coeur de Marie

Dieu est Amour. N'ayez pas peur !

Devenez ce que vous recevez,
devenez le corps du Christ,
Devenez ce que vous recevez
vous êtes le corps du Christ.

dimanche 22 juillet 2007

15 kilomètres à pied... çà fait mal ! Super balade hier avec C. chérie dans la campagne limousine. Nous parlons tellement que nous ne voyons pas le temps ni les kilomètres passés ! Depuis que j'ai quitté Paris, je ne marche plus, et le manque d'entrainement et d'exercice se traduit par une contracture douloureuse derrière le genou... Mais date est prise pour une récidive. Des projets se profilent...
Le soir nous sommes invités à l'anniversaire du super copain de mon mari. Fête surprise organisée par la femme de C pour ses quarante ans ! Difficile pour danser ! mais nous sommes gâtés par la qualité des mets et c'est un plaisir de discuter avec des personnes que nous retrouvons à ces occasions : l'adorable grand-mère, les parents des amis, les cousines, les amis des amis, la marraine... un bon moment qui fortifie nos liens d'amitié.
Aujourd'hui, on a continué. Et puis je fais ma valise. Je pars pour "une autre rencontre" pendant une semaine....
Merci

mercredi 18 juillet 2007

Respiration

Trois jours à côté de Royan où avec mon époux nous avons rejoint nos enfants partis deux jours plus tôt avec leur mamie. Déconnection, repos. Bonnes bouffes... famille, amis, couché de soleil sur l'océan. Roses trémières, glayeuls, pâtés de sable, vagues, rires d'enfants. Marché, jeunes musiciens, vacanciers, sourires. Vie.
Merci

dimanche 15 juillet 2007

Hasard

Vendredi soir, superbe feu d'artifice à Limoges, et pourquoi sur les centaines de personnes présentes ai-je remarqué ce visage ? et elle le mien.
Ce matin nous nous retrouvons assise l'une à côté de l'autre ! Invitée pour le baptême de sa nièce, elle était très étonnée et surprise de me retrouver dans cette église où elle n'était encore jamais venue !
Et puis au pique-nique qui a suivi (et oui les chrétiens c'est toujours en train de boire et manger !) je discute avec une jeune femme. C'est dommage elle déménage ! et j'apprends qu'elle a habité à côté de Mont-de-Marsan à Saint Pierre-du-Mont. Elle a le même âge que moi, et nous avons dû être ensemble aux "Jeannettes" ! J'ai retrouvé ainsi une page de ma vie lointaine (environ 37 ans !), un lien retrouvé et aussitôt perdu ...
Quelle partie de cache-cache la vie ! je vis dans l'éphémère.

jeudi 12 juillet 2007

Evasion

Deux jours d'évasion en famille.
Nous sommes allés chercher le soleil ! et cet après-mid il a réveillé les cigales !
Régalés par les paysages magnifiques de la vallée de la Dordogne et ses châteaux, nous avons soudain retrouvé l'été. Une pure lumière a révélé tout les contrastes verdoyant de la nature, et nous a entourés de sa gaité. La beauté.
Merci

lundi 9 juillet 2007

Rayon de soleil

Dans le train, je lis. Depuis quelques jours je fais appel à Christian Bobin. Je rentre dans sa bulle pour baigner dans son univers, et me laisser caresser le cœur. Il me re-pose, et me ré-conforte. Je me promène dans son monde qui pourrait être le mien.

Je regarde aussi par la fenêtre, l’œil fatigué, le ciel qui défile. Il est monotone : absence de couleurs dans tous les paysages. Quelques trouées bleues et je rêve que ces auréoles de lumière accompagnent quelques "belles personnes".

Et puis au moment où je me mets à penser que le Christ m’aime aussi, le soleil entre par la fenêtre et inonde notre espace. Mon mari est assis en face de moi, nous nous regardons : la tendresse de l’amour nous illumine. La lumière pénètre nos cœurs, tout est doux et beau. Je partage aussi avec une inconnue un regard inhabité où soudain l’âme s’éveille ! Tout a changé à cet instant. La paix du Christ. La vie nous anime.

Merci Seigneur Jésus, Christ, Dieu d'Amour,
Dieu vivant.

Paris : "Notre Dame"

Tous les ans avec mes amis d’adolescence nous nous retrouvons au moins une fois pour faire la fête. Nous sommes originaires d’un village situé à côté de Mâcon, mais bien sûr certains d’entre nous ont émigré : à Avignon, à Paris, à Toulouse, à Limoges ….

Cette année, Paris. Le temps s’arrête pour nous, et notre histoire continue. Nous redevenons une bande d’ados rigolards forts de notre amitié et de notre complicité. Nous saisissons le moindre rien pour rebondir jusqu’au fou rire de notre bêtise ! Ca fait du bien.

Je retrouve une amie. Elle est venue nous chercher à la gare d’Austerlitz. Quand nous passons devant Notre Dame, elle me dit « je t’emmène à la messe demain si tu veux ! »

Nous n’avons jamais parlé religion ensemble. Mais apparemment elle sait … Elle est magnifique ! saisit les désirs pour les offrir !

…… beaucoup de monde, mais l’Eglise n’est pas là. Les orgues sont tristes, les officiants transparents derrière les rites clinquants. Un peu de latin, un peu d'anglais, un peu pour parler du Tout ! Les invités sont "un peu perdus", et rien n’est fait pour mettre à l’aise, pour révéler le lien de notre humanité, pour que l’Amour nous prenne. Ca devient très vite pesant et ennuyeux ! C’est Paris ! Beaucoup de monde. Beaucoup de vide. Des belles pierres. Des visages tristes. L’art commercial. Le divin offert dans l’Amour aseptisé !

Mon amie voulait comprendre comment je pouvais bien être catho ! Je me suis retrouvée débutante voulant faire toucher la beauté sur un instrument mal accordé ! Mais elle était là, et c’était par amour ! merci pour ta lumière N.

vendredi 6 juillet 2007

Ambiguité

Jeudi avec les enfants et une amie nous sommes allés voir la nature vers le Lac de St Pardoux et nous aérer. La nature est resplendissante, gorgée d'eau ! de vie. Scarabés, petites grenouilles, mousses vertes épaisses. Mais ce soleil que l'on espère et qui devrait être une évidence en ce moment tarde à nous réchauffer, on se sent abandonné à notre quotidien ! Il ne nous soulage pas, par sa gaité, de nos fatigues et de nos routines, et la charge devient pesante.
Aujourd'hui a été une journée bien remplie. Je suis heureuse quand j'arrive à me bousculer pour essayer modestement de me rendre utile. Et ce soir j'ai retrouvé ma petite famille chez ma belle-mère, nous avons mangé dehors, c'était bien agréable.
Mais je fais trop de phrases, je vais vraiment bien quand mon coeur parle en "mots jetés" comme les enfants ! quand le chemin de vie est une évidence que résume la simplicité des mots.
Certaines ambiguités compliquent le langage, obligent à réfléchir....
Mon Dieu d'Amour je ne veux pas sortir de la folie de t'aimer ! Retiens-moi
Pardon de mes faiblesses, de mes arrangements.

Pardon


mardi 3 juillet 2007

Déprime

Rien à dire. Panne d'énergie !
Je me réfugie entre les lignes de Christian Bobin "Ressusciter" et prends patience en attendant la lumière.
C. B. : "Un lit de lumière, une chaise de silence, une table en bois d'espérance, rien d'autre : telle est la petite chambre dont l'âme est locataire".

..... ce soir après avoir travaillé cet après-midi, je retrouve quelques forces !
Merci

dimanche 1 juillet 2007

Message d'Amour

Les hommes veulent toujours savoir pourquoi ? comment ?
Ils veulent tout comprendre, maîtriser, dominer, et ... corrompre.


Je te cherchais, je ne le savais pas,
Ta m'attendais patiemment dans ta bienveillance,
Tu guidais mes pas pour me sortir de l'obscurité.
Ta parole m'est enfin parvenue.
Je suis allée dans ton Eglise,
mes yeux baignés de larmes se sont ouverts,
J'étais ébahie, je comprenais,
je te retrouvais Dieu d'Amour
douceur, coeur de mon enfance ;
mon âme rayonnait de ton Amour !
Seigneur, aide-moi, j'implore ton pardon.
Enveloppe-moi de ta bienveillance,
Eclaire encore mon esprit.
Je veux rester dans ta lumière.
Seigneur Jésus je ne sais pas bien parler de toi. Pardon.
Je ne sais expliquer ton évidence,
Tu es dans mon oeur et je te contemple dans le coeur des hommes.
Je t'aime. C'est tout.

samedi 30 juin 2007

Témoignage

Les enfants commencent à être un peu mieux aujourd'hui. Mais c'est encore une journée au ralenti.
J'ai fait une chose importante. Une personne que j'aime m'avait demandé un témoignage. C'était comme un poids sur mon coeur, et pourtant je ne prenais pas le temps de m'en dégager, car il me fallait moi-même replonger dans des souvenirs désagréables. C'est fait, vivement lundi que je puisse poster cette lettre. Je prie pour que la justice des hommes soit aussi celle de l'amour. L'amour plus fort que la folie destructrice du mal.
Dans cette histoire le mal avait l'apparence de la beauté et de l'intelligence, mais aussi un manque de douceur dans un regard noir. Il fallait une belle façade pour cacher l’immensité de sa laideur : il lui manquait le Cœur ! Puis la perversité, l'alcool, le tabac ont laissé apparaître un être détruit par la méchanceté et le reniement de l'amour. Le mal nuisait déjà avant sa naissance. L'amour l'a approché deux fois et a souffert.... mais a donné des fruits magnifiques avec des gros coeurs, un peu meurtris, mais pleins de beauté et d'espérance. L'amour avait gagné, mais le mal insatiable a des ressources perfides, et utilisant la loi humaine, tenta de nuire aux coeurs de la nouvelle génération !
Seigneur Jésus, garde cette belle famille dans ton Amour,
protège la du mal en recherche de nuisance.
Donne lui la force de rester debout.
Amen

jeudi 28 juin 2007

Journée à contre sens

Avec mon mari nous avions prévu de partir deux jours en amoureux ! et puis le temps est devenu froid et pluvieux, et notre petite fille est fiévreuse. Alors le projet s'est un peu transformé !
Hier pour mon mari : tonte de l'herbe (on ne peut plus appeler çà pelouse !) et taillage de haies chez la mamie, mécanique et nettoyage de ma petite voiture. Aujourd'hui, nous espérions toujours faire quelque chose de beau de notre journée. Mais la matinée n'a pas été brillante, problème avec ma messagerie : une heure au téléphone avec une personne "prisonnière" "deshumanisée" "à votre service" employée comme robot d'une plate-forme de dépannage quelque part dans le monde. On navigue dans le mensonge. Ca fait froid dans le dos ! ... et je demeure aussi avec ma panne. A qui s'adresser ?
Cet après-midi, dans l'espoir de sauver notre journée, nous "embauchons" la mamie pour garder notre "poulette", et nous voilà à faire le "parcours découverte de l'émail" organisé par l'Office du Tourisme. Nous ne sommes que deux ! enfin trois avec "notre" accompagnatrice très sympa, et nous nous retrouvons pour finir à faire des émaux ! Mais dans ces organisations de la dernière chance ! nous en avons oublié un RV et posé un "lapin" ... - confusion -. Papa offre sa création à notre fille ravie, mais se fache un peu avec "notre fils et ses devoirs" ....

Seigneur Jésus fait briller la lumière dans nos coeurs, (et celle du soleil dans le ciel aussi !)
la froide grisaille de l'été nous rend trop moche !

mardi 26 juin 2007

Virus à la maison

39° de fièvre, ma petite fille a sans doute attrapé un virus. Dès que la fièvre tombe elle paraît assez en forme ! Elle devait aller en voyage scolaire aujourd'hui et était bien décidée ce matin à y participer ! elle s'est levée de bonne heure avec un grand sourire et une forme un peu surfaite qui n'a pas résistée au thermomètre ! donc direction : dodo. Journée monotone, en plus du temps pas dynamisant ... racommodage du doudou, gros câlins. Du temps pour la lecture de la Bible dans laquelle je voudrai pouvoir m'immerger plus longuement, mais avec le manque de sommeil de la nuit précédente j'ai un peu les yeux qui se croisent, et je relis, relis, relis...

dimanche 24 juin 2007

Pose

Moments de convivialité en soirée trois fois dans la semaine, finit par être fatigant !
et les avalanches de gâteaux, et autres friandises commencent à alourdir la silhouette !
Aujourd'hui, pose.

vendredi 22 juin 2007

Psaumes

Aujourd'hui un beau rendez-vous à Saint Michel des Lions avec ma soeur chrétienne.
Nous nous sommes retrouvés dans cette chapelle des Saints Sacrements. Nous avons lu des psaumes, et nous avons prié, en alternance à haute voix, puis recueillement intérieur. Des beaux moments que je voudrais vivre au quotidien !
Voici les Psaumes 50 et 129, qui ont raisonnés à mon coeur ce matin :

50 Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté,
en ta grande tendresse efface mon péché,
lave-moi tout entier de mon mal
et de ma faute purifie-moi.

Car mon péché, moi, je le connais,
ma faute est devant moi sans relâche ;
contre toi, toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

pour que tu montre ta justice quand tu parles
et que paraisse ta victoire quand tu juges.
Vois : mauvais je suis né,
pécheur ma mère m'a conçu.

Mais tu aimes la vérité au fond de l'être,
dans le secret tu m'enseignes la sagesse.
Ote mes taches avec l'hysope, je serai pur ;
lave-moi, je serai blanc plus que neige.

Rends-moi le son de la joie et de la fête :
qu'ils dansent, les os que tu broyas !
Détourne ta face de mes fautes,
et tout mon mal, efface-le.

Dieu, crée pour moi un coeur pur,
restaure en ma poitrine un esprit ferme ;
ne me repousse pas loin de ta face,
ne m'enlève pas ton esprit de sainteté.

Rends-moi la joie de ton salut,
assure en moi un esprit magnanime.
Aux rebelles j'enseignerai tes voies,
vers toi reviendront les pêcheurs.

Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut,
et ma langue acclamera ta justice ;
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche publiera ta louange.

Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice ;
un holocauste, tu n'en veux pas.
Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé ;
d'un coeur brisé, broyé, Dieu, tu n'as point de mépris.

129 Des profondeurs je crie vers toi, Yahvé :
Seigneur, écoute mon appel.
Que ton oreille se fasse attentive
à l'appel de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Yahvé,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais le pardon est près de toi,
pour que demeure ta crainte.

J'espère, Yahvé, j'espère de toute mon âme,
et j'attends sa parole ;
mon âme attend le Seigneur
plus que les veilleurs l'aurore ;
plus que les veilleurs l'aurore,
qu'Israël attende Yahvé !

Car près de Yahvé est la grâce,
près de lui, l'abondance du rachat ;
c'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

jeudi 21 juin 2007

Prière pour la famille chrétienne

Que les jours passent vites ! des beaux moments partagés ces dernières jours. Hier avec mon mari et les enfants nous sommes allés visiter l'aquarium de Limoges, et nous avons fait la connaissance de Joséphine, une carpe Kaï vénérée par les japonnais, apprivoisée, elle a fait la joie des enfants et la nôtre ! encore un moment de vrai bonheur pour notre famille.
Hier soir, ma belle-mère m'a remis une prière qu'elle a trouvée dans un de ses tiroirs, "cadeau" laissé par l'arrière-arrière grand-mère de mes enfants !

Prières pour la famille chrétienne (Jean-Paul II 15/08/1980)

O Dieu, de qui vient toute paternité
au ciel et sur la terre,
Toi, Père, qui es Amour et Vie,
fais que sur cette terre,
par ton Fils, Jésus-Christ, "né d'une Femme",
et par l'Esprit-Saint, source de charité divine,
chaque famille humaine devienne
un vrai sanctuaire de la vie et de l'amour
pour les générations qui se renouvellent sans cesse.
Que ta grâce oriente les pensées
et les actions des époux
vers le plus grand bien de leurs familles,
de toutes les familles du monde.
Que les jeunes générations
trouvent dans la famille un soutien inébranlable
qui les rende toujours plus humaines
et les fasse croître dans la vérité et dans l'amour.
Que l'amour, affermi par la grâce
du sacrement de mariage,
soit plus fort que toutes les faiblesses
et toutes les crises
que connaissent parfois nos familles.
Enfin, nous te demandons par l'intercession
de la sainte Famille de Nazareth,
qu'en toutes les nations de la terre
l'Eglise puisse accomplir avec fruit sa mission
dans la famille et par la famille.
Toi qui es la Vie, la Vérité et l'Amour,
dans l'unité du Fils et du Saint-Esprit.
Amen

dimanche 17 juin 2007

Evangile selon saint Luc

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. » Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? » Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » Puis il s'adressa à la femme : «Tes péchés sont pardonnés.» Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »
Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.

Dimanche

Ce matin une belle messe célébrée par quatre prêtres. Un pincement au coeur, car certains nous quittent.
L'Evangile selon Saint Luc chapitre 7 lut ce matin m'interpelle ainsi :

Jésus se laisse toucher, approcher par cette femme pécheresse sous-entendue prostituée. Il accepte sa présence et il ressent son cœur plein d’amour. A travers les gestes de cette femme, il comprend aussi sa demande.

La femme est capable d’aimer en chasteté intellectuelle, sa tendresse et sa douceur elle les donne avec bienveillance par charité parce qu’elle déborde d’amour, et que donner la nourrit. C’est plus difficile pour l’homme qui est capable de pervertir l’amour dans la projection de ses désirs et de sa jouissance, et d'humilier d'un seul regard une femme au coeur pur.

Cette femme a été enfermée, elle est devenue prisonnière de son incarnation.

Le cœur de Jésus est l’Amour, cette femme le sait, elle l'a reconnu, elle l'a enfin trouvé, elle pleure sur toutes ses méprises ses erreurs, elle répand humblement sur ses pieds le beau parfum de sa féminité, pour en retrouver la grâce, pour être réconciliée avec l’amour qu’elle ressent toujours au fond de son âme, malgré les souillures dans lequel le désir des hommes l’a enfermée. Elle se tient derrière lui, dans l'ombre de l'Amour.
Jésus lui rend sa dignité en la regardant et en la traitant comme une âme respectable, en lui renvoyant la vraie beauté de son âme. Il la sauve. Il la remet dans la lumière. Devant tous, il se laisse touché car Lui il voit l’amour dans le cœur de cette femme, et l’amour ne peut pas salir. Il la libère. Il lui rend son geste, il la lave.
Simon et les autres ont du mal à comprendre car eux ils ne voient dans cette femme que le reflet de leurs péchés et ils sont gênés dans leur hypocrisie.

samedi 16 juin 2007

Fête à l'école

Quelle belle fête ! les préparatifs s'étaient déroulés dans la bonne humeur, tout était prêt et même le beau temps est arrivé à l'heure ! Quel bonheur de voir nos petits sur scène, c'était magnifique ! Ils se construisent un beau souvenir d'enfance. Peut-être aussi pour eux une expérience d'une belle humanité où la contribution des possibilités de chacun aboutit à la joie de tous.
Nous les parents, nous sommes dans la satisfaction et la conscience de vivre un beau moment tous ensemble. On se le dit. On se dit merci. On est heureux. Quel travail ! trois week ends pour monter la scène, plus le jour du spectacle pour mettre en place et accueillir plus de 500 personnes, et le lendemain pour tout ranger ! mais les sourires sont sur tous les visages. Suants, fatigués on a du mal à se séparer, pour les derniers ce soir à plus de 18 H ! une belle complicité se construit dans la diversisté des talents, et des situations sociales. C'est tellement rare de sortir de nos ghetos ! et puis c'est nouveau on commence à se reconnaître comme chrétien .... oser .... oser se le dire dans une école catholique pourait paraître banal, et pourtant ...

Merci

jeudi 14 juin 2007

Promenade en bord de Vienne

Cet après-midi j'avais rendez-vous sur le Pont Saint Etienne. Nous avons marché le long de la Vienne. Nous nous étions déjà rencontrées en réunion. Certaine personne vous donne l' envie d'en savoir plus. La parole nous est venue facilement. Jésus est en nos coeurs. Nous avons échangé des livres. Le temps a passé vite...
Beaucoup de livres me sont prêtés en ce moment autant de messages que je dévore. Avant hier "L'Avorton de Dieu", aujourd'hui "Partir au champ d'étoiles". J'aime ces belles rencontres, ces échanges qui nourrissent l'âme. La vie qui s'étoffe.
Merci pour cette belle journée.

mercredi 13 juin 2007

Lourd

Ce temps orageux pèse. Nous sommes comme ralentis, lourds, un peu sombre.
Cette journée fut pourtant bien remplie, gaie avec mes enfants et leurs amis à la maison. Un joyeux moment de vie. Mais dans l'attente d'un évènement qui libère, une parole ?!
Quelque chose est figé. Quelques signes imperceptibles, des vides aussi me mettent mal à l'aise ...

lundi 11 juin 2007

Une journée très ordinaire

Journée de "femme à la maison". Ménage, lessives, rangement, courses... repas. Le tout tranquillement quand même. Une journée un peu vide mais le reste de la semaine promet d'être plus dense !
J'ai enfin trouvé la manip pour pouvoir insérer "commentaires" à la fin de chaque blog !
Je ne sais pas si le site est visité. ? ? ?
A qui me lit toute la tendresse de mon coeur.

samedi 9 juin 2007

C'est la vie

11h45, je suis encore au supermarché à faire les courses pour faire manger ... 20 personnes à midi. cool ! Et bien tout s'est passé tranquillement dans la joie et la bonne humeur. L'équipe est rodé (trois samedis de suite que nous nous retrouvons). A 13 heures, tout est prêt et nous passons un moment bien sympathique installés à l'ombre des arbres dans la cour de l'école. Le chantier est enfin fini, tout est prêt pour que le spectacle puisse avoir lieu. Les enfants vont pouvoir cette année encore nous ravir de leurs chants et danses.
Quand les rapports humains ne sont pas pervertis par des rapports d'intérêt et de domination, les gens sont beaux. Le travail devient plaisir, et être ensemble un vrai moment de vie. Un plein de vie. Et le soleil des plages de nos congés payés n'arrivera jamais à combler le vide de l'ennui. Et les films, les grands spectacles merveilleux ne donneront jamais, le sens de la vie. La vérité se vit. L'amour se vit. Ce n'est pas un rêve romantique, une projection idéaliste, c'est un engagement dans le réel, qui bouleverse nos habitudes, et nous remet en question dans notre façon de vivre, de vivre avec les autres.

Passage et rupture.

Mon fils est rentré de son voyage scolaire dans la région de Lourdes, et il m'a rapporté cette belle image avec cette prière :

Prière à Notre Dame de Lourdes
Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux, n'oubliez-pas les tristesses de la terre. Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie. Ayez pitié de ceux qui s'aimaient et qui ont été séparés ! Ayez pitié de l'isolement du coeur ! Ayez pitié de la faiblesse de notre foi ! Ayez pitié des objets de notre tendresse ! Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent. Donnez à tous l'espérance et la paix. Ainsi soit-il.

Je pense très fort aux familles éprouvées par le deuil dans notre communauté.
Que de larmes, que de douleurs dans les coeurs.

vendredi 8 juin 2007

Cadeau du jour

mardi 5 juin 2007

Communion

Dimanche, messe de baptême et de communion dans la paroisse de « mon cœur ». Ils étaient douze « petits » à recevoir l’eucharistie pour la première fois.
Il y a un an mon fils chéri décidait d’être baptisé et de faire sa communion.

Bouleversée, je me suis invitée à la table du Seigneur.
Je me suis mise en route. Je suis allée voir un prêtre pour chercher le chemin de la réconciliation, pour être lavée.
Depuis le dimanche avec mes frères et sœurs nous nous retrouvons dans la maison de Dieu, c’est la « fête ». Le corps ému se recueillant pour écouter la Parole de Dieu, la source de Vie. Portée par l’Amour, je communie. Jésus m’éclaire. Je suis renouvelée. Fortifiée. Je peux rejoindre l’humanité avec un cœur vivant.

Je vis l’eucharistie, en émotion aussi.

Je suis là, l'amour plus fort que le péché, pour lui offrir mon cœur, pour vivre l’alliance, pour lui dire je t’aime. Merci de me tenir debout.

Je chante à ces enfants, je crie à tous les chrétiens, à moi aussi :

Devenez ce que vous recevez
Devenez le corps du Christ
Devenez ce que vous recevez
Vous êtes le corps du Christ.

lundi 4 juin 2007

Fête des mères...


Déclaration d'amour de ma petite fille, samedi matin, de quoi être en forme toute la journée !

"Maman, je t'aime. Comment j'ai fait pour avoir une aussi belle maman ?
Pour moi, tu es plus belle que les mille couleurs."

Et puis dimanche "fête programmée", petites poésies rapportées de l'école, accompagnées de beaux dessins :

"Petite fleur dans mon jardin donne-moi ton sourire, petite fleur dans mon jardin donne-moi ton parfum Toutes les fleurs sont pour les bouquets, et les bouquets pour les mamans, et les mamans pour les enfants et les enfants pour le printemps."

"Il y a dans ton coeur, la douceur sans pareille, du miel que fait l'abeille.
Et des fruits, et des fleurs. Il y a tout cela, dans tes mains qui me prennent.
Il y a tout cela dans tes mains qui me prennent, et pas à pas m'entraînent, vers le temps qui viendra"

Merci mes enfants d'amour. Je vous aime.

vendredi 1 juin 2007

Jésus lumière du monde

Evangile selon Saint Jean 8-12

De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit :

"Moi, je suis la lumière du monde.
Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
mais aura la lumière de la vie."

jeudi 31 mai 2007

Le coeur aimant des femmes ...

Repas partagé ce midi avec une ancienne collègue. Un échange de vraies paroles, sans s'apercevoir du temps qui passe, ni vraiment du contenu de nos assiettes. C'est vraiment copieux, nous n'arrivons pas au bout ! Depuis que je suis en "recherche de Dieu" et que je le fais savoir, j'ai de plus en plus de conversation "profonde". Pas besoin de se connaître depuis longtemps pour sortir de la superficialité qui nous étouffe, et de parler de l'amour, de Dieu. Les âmes des femmes que je rencontre ont soif d'amour. Elles ne pratiquent pas ou plus de religion, ont l'expérience de la vie, le coeur encore plein d'amour non donné, et elles sont en attente d'un sens.

Seigneur Jésus veille à la force créative de ton Eglise
Pour donner l’envie à ces femmes de venir écouter ta Parole
Pour que l’Esprit Saint éclaire leur esprit
Pour que leur cœur débordant d’amour connaisse la Vérité.
Viens libérer ces coeurs dans ta beauté.

mardi 29 mai 2007

Hymne à l'Amour

Première épître aux corinthiens 13 1-13

J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien.

J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien.

L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

L'amour ne passera jamais.

Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu.

Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité.

lundi 28 mai 2007

Encore de la pluie...

Dimanche et lundi, calme en famille. Le temps ne se prêtant pas à la promenade, nous nous reposons. Tellement à connaître. Je lis. Encore une trouvaille cet après-midi. Encore un pas.
"Lettre d'une Amoureuse à l'adresse du Pape" de Jacqueline Kelen. Les livres qui entrent en ma possession en ce moment, sans préméditation, me découvrent, me libèrent.

J'arrive à lire au moins deux pages à la suite sans être dérangée ou distraite ! mais j'avance... entre "Une soupe au caillou" et le "Roi FilouFilou"... que je lis aussi à ma petite fille. Elle vient me voir et me déclare sérieuse :

"Maman, tu ne crois pas que le plus beau cadeau du monde c'est l'Amour ?!"

Elle a "presque 6 ans" ! La vérité sort de la bouche des enfants !

Je t'aime, je veux vivre de ce cadeau !

dimanche 27 mai 2007

Pentecôte

samedi 26 mai 2007

Pluie diluvienne...

Journée dans l'action...
Mon mari retourne dès 8 H 30 à l'école des enfants pour aider avec d'autres papas au montage de la scène pour la fête de fin d'année. Je me lève avec lui, prépare les enfants pour les conduire chez le docteur car ils ont tous les deux des petits problèmes de santé, ensuite pharmacie. Retour maison pour sortir le chien. Je dépose mon fils chez le coiffeur. Avec ma fille je vais à l'école pour préparer avec d'autres mamans un repas pour nos travailleurs. Je retourne chercher F. Nous partageons le repas, avec quelques nouveaux visages, c'est chouette. Les hommes se remettent au travail, et nous rangeons.
Soudain une pluie abondante s'abat sur nous !
Le travail cesse, nous nous retrouvons sous le petit préau et regardons la pluie tombée !
Le chantier est retardé. L'eau qui tombe sur le toit en plexi fait un bruit assourdissant, et pourtant c'est un moment de calme. C'est tellement rare d'être interrompu de nos activités tous ensemble. C'est aussi un moment joyeux, un moment partagé !

vendredi 25 mai 2007

Encore une journée de bonheur !

Soleil, partage, aide, prière, amour, et ce soir travail d'équipe entre parents de l'école de mes enfants. Les papas montent une scène pour la fête de fin d'année, et les mamans préparent le moment de franche convivialité qui suivra !
Les voisins trouveront l'école catholique dans leur quartier bien bruyante ce soir...
C'est de la vie !

mercredi 23 mai 2007

Cadeau

Ce soir surprise cadeau ! Mon mari me rapporte un Missel du Cœur de Jésus, édité à Limoges en 1917, avec des images pieuses à l’intérieur, qui est arrivé entre ses mains "par hasard", et maintenant dans les miennes ! C'est beau l'amour !
Voici ce qui est écrit au dos :

Promesses de N. S. Jésus Christ faites à la B. Marguerite Marie Alacoque en faveur des personnes dévouées à son Divin Coeur.

Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état,
Je mettrai la paix dans leur famille,
Je les consolerai dans toutes leurs peines,
Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort,
Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
Les pêcheurs trouveront dans mon Coeur la source et l'océan de la miséricorde.
Les âmes ferventes s'élèveront rapidement à une grande perfection.
Je bénirai même les maisons où l'image de mon Sacré-Coeur sera exposée et honorée.
Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les coeurs les plus endurcis.
Les personnes qui propagerons cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Coeur, et il n'en sera jamais effacé.
Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Coeur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale : qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.

mardi 22 mai 2007

lundi 21 mai 2007

Voyage



Etape à Miers dans le Lot où la grand-mère d’un ami nous reçoit chez elle pour le repas du soir.
Elle a fait plein de gâteaux !
Discrète, douce, simple, son cœur est jeune et rayonne. Elle donne tout.
Nous sommes neuf !

Un autre parle, parle, emprisonne l’attention de tous dans son égocentricité.

Nous visitons Carcassonne et nous perdons dans le pays « des bons hommes et des bonnes femmes » : les cathares. A cette saison les paysages déclinent toutes les couleurs : les verts des jeunes pousses, contrastent avec les rouges coquelicots, les mauves, les bleus, les jaunes, enfin toute la générosité d’une nature parfumée qui se réveille sur des paysages « du bout du monde ». Et puis tout en haut, des roches se confondant avec ces châteaux, forteresses de prestige, témoins de la rudesse d’une époque où la mort était au quotidien des vies et de l’enfer…

Nous siègeons au pied du château de Quéribus. Seuls la nuit : calme total, pas de vent, pas de bruit, luminosité d’un ciel nuageux que découpe la silhouette noire du château. Peyrepertuse domine aussi au loin. Respiration. Sur le retour arrêt à l’abbaye de Fontfroide.

Dans la boutique du château d’Arques, un livre pour moi, « Saint Augustin où la découverte de l’homme intérieur » un petit bouquin de la collection « les essentiels milan ». J’achète ! Je le dévore sur le chemin du retour. Je lis ce que je découvre.

Mais la vie enseigne, l’amour nous façonne !

Vivre selon la vraie foi au Christ, non selon de vaines doctrines
(Epître aux colossiens 2-6)

Le Christ tel que vous l’avez reçu, Jésus le Seigneur, c’est en lui qu’il vous faut marcher, enracinés et édifiés en lui, appuyés sur la foi telle qu’on vous l’a enseignée, et débordant d’action de grâces.

Prenez garde qu’il ne se trouve quelqu’un pour vous réduire en esclavage par le vain leurre de la « philosophie », selon une tradition toute humaine, selon les éléments du monde, et non selon le Christ.

Psaumes 119 Num

Une lampe sur mes pas, ta parole,
Une lumière sur ma route.

J’ai juré d’observer, et je tiendrai,
Tes justes jugements.

Je suis au fond de la misère, Yahvé,
Vivifie-moi selon ta parole.

Agrée l’offrande de ma bouche, Yahvé,
Apprends-moi tes jugements.

Mon âme à tout moment entre mes mains,
Je n’oublie pas ta loi.

Que les impies me tendent un piège,
Je ne dévie pas de tes préceptes.

Ton témoignage est à jamais mon héritage,
Il est la joie de mon cœur.

J’infléchis mon cœur à faire tes volontés,
Récompense pour toujours.

mercredi 16 mai 2007

extrait "Le Très bas" de Christian Bobin une histoire de Saint François d'Assise

….Je t’aime. Cette parole, quand elle file vers Dieu, est comme une flèche enflammée qui s’enfonce dans la nuit et s’éteint avant de toucher sa cible. .... L’amour n’est rien d’original. L’amour n’est pas une invention d’auteur.

Il est avec son amour comme l’enfant devant le mur avec sa balle : il lance sa parole, la balle de parole lumineuse, le « je t’aime » enroulé sur lui-même, il la lance contre un mur éloigné de lui de tous les jours qu’il lui reste à vivre, il attend ensuite que la balle rebondisse, il lance des milliers de balle, aucune ne revient jamais, il continue, toujours souriant, confiant : le jeu est à lui-même sa récompense, l’amour est à lui-même sa réponse.

Si, quand même, il en dit un peu plus. Il dit : je t’aime et je suis désolé de t’aimer si peu, de t’aimer si mal, de ne pas savoir t’aimer. C’est que plus il s’approche de la lumière, et plus il se découvre plein d’ombres. Plus il aime et plus il se connaît indigne d’aimer. C’est qu’il n’y a pas de progrès en amour, pas de perfection que l’on pourrait un jour atteindre. Il n’y a pas d’amour adulte, mûr et raisonnable…..

mardi 15 mai 2007

Pose

Aujourd’hui, une journée bien remplie.

Ce matin j’ai fait la marchande de fleurs pour l’association des parents d’élèves à l’école de mes enfants. Puis travail jusqu’à 13 H. Je rejoints de nouveau l’école. Après la rentrée en classe des enfants, petite balade dans les jardins avec ma belle-mère. Toujours disponible pour nous aider, quel bonheur ! Avant de retourner faire la marchande ce soir, petite pose à la maison. Que trois réunions en perspective ce soir !! exceptionnel, heureusement !

A 20 H 30, je participe à un « groupe biblique ». Et là c’est un régal. Une sœur érudite de théologie nous guide pas à pas dans le texte biblique. Un lien éclairant entre le texte, l’Eglise, la foi, les chrétiens nous est découvert. Une compréhension constructive nous est rendue abordable. Je regrette de ne pas avoir assez de temps pour lire où relire ces textes. J’apprécie ce groupe, en majorité des personnes d’un certain âge, avec un grand respect de la parole de chacun, sans agression, sans domination. On se sent chrétiens… libres.

lundi 14 mai 2007

Journée d'attente

Ce soir je suis comme le temps : fa ti guée !

Week end bien rempli. Week end de femmes ordinaires. Samedi matin ménage, lessives, quelques courses en ville. Repas rapide avec les enfants. 13 H 30 RV pour une petite randonnée, à laquelle nous a entraînés la maman du copain de mon fils. Les enfants sont contents, les mamans aussi. Sympa. Ensuite retour maison, je dépose mon fils et son copain qui restera couché à la maison. Avec ma fille, je file faire le plein au supermarché du coin. Retour. Préparation du repas. Repas. DODO. (les garçons rigoleront jusqu’à minuit, après trois rappels …) - classique. Mon mari travaille une partie de la nuit.

Levée dimanche tôt. C’est l’anniversaire de F. : 11 ans ! je prépare le repas nous serons sept à table à midi. Je range. Je mets la table…. Gonfle les ballons, accroche la guirlande : joyeux anniversaire ! Je vais acheter le pain, le gâteau que décidément je ne prends pas le temps de faire. Je pars à la messe à 10 h 30. Retour midi 20.

J’allume le four… bougies, cadeaux, je m’agite jusqu’à 16 h. C’est un bon moment.

Je range, les enfants jouent dehors. La mamie, le tonton s’occupent d’eux. Et là... je tombe dans le canapé. J’essaie de m’octroyer un moment de calme. Je lis mais je crois bien que très vite je pique du nez. Re-moments conviviaux avec la famille, la maman qui vient récupérer son fils, ma fille et son cousin surexités...

Et puis de nouveau repas, douches des enfants… shampoing, coupe des ongles, et exceptionnellement je regarde un film à la télé ! Bref le bonheur tranquille !!!

Aujourd’hui, journée sans éclats. Le temps est triste, la lumière moins évidente. Une journée d’attente. Je vais me coucher.

vendredi 11 mai 2007

Pleurer

Finalement la réunion de l'autre soir - la colère passée - m'a permis de réfléchir... ouil ouil ouil ! et je livre mes ruminations concernant l'émotion du pleur :

Je suis surprise des réactions par rapport à l’émotivité et plus particulièrement aux pleurs !

Pour moi, l’émotion est une compétence affective plus ou moins développée. Elle précède la pensée, elle est libre. C’est une prise directe, une mémoire. Ce que l’esprit oubli, reste dans notre émotivité. Et nous l'acceptons quand elle est associée à un don, à l'art, à la créativité.

Pleuré n’est pas un "mal" ! et pourtant dans notre culture cette émotion est mal perçue, mal vécue et assimilée à la faiblesse et à la dépression. L'âme doit restée bien cachée.
Le sentiment de honte qui en résulte pousse à avoir une pudeur excessive par rapport à ces démonstrations incontrôlables.

Tout notre mental peut être investi pour reprendre le contrôle, pour dominer cette émotion, et finalement nous empêcher de « lire » le message. Le pleur exprime souvent une impasse, une contradiction, des non-dits, une douleur !

Tout le monde a des douleurs à l’âme ! Et il est bon de les comprendre de les amener à notre conscience pour les calmer. Notre attitude négative a pour effet un enfouissement, un mépris, qui au lieu de pousser à la réactivité, va nous enfermer, nous masquer la vérité. Notre énergie va être captée pour rien. Le pleur n’est dangereux pour personne, il libère, il livre un message. Il nous "dé-couvre". C'est pousser les gens à intérioriser leurs peines qui est une attitude négative. Pourquoi protéger la façade au dépend de la sincérité !

Je crois que l’on peut s’autoriser à pleurer. C’est une faille dans la maîtrise de soi, qui n’est pas bien grave ! Pleurer c’est humain !

Jésus pleure à la mort de son ami Lazare (Jean 11)

mercredi 9 mai 2007

Petite colère..

Quelle soirée ! Je reviens d'une réunion. Débat d’intellos ! Distillateurs de mots !

On peut avoir la foi, une grandeur d’âme, même avec un petit QI, la naïveté est parfois plus profitable que pour certains intelligents qui rationalisent, cherchent à dominer, là où il faut se laisser conduire !

On dirait que les intellectuels (des profs biens sûr !) vexés que la Parole de Dieu puisse être « ressentie » sinon comprise par les plus simples cherchent à la décortiquer pour trouver quelque chose d'accessible à leur seul profit. Il cherche quoi ? Je ne dis pas qu’il faut cultiver l’ignorance, mais la connaissance si elle ne sert pas à construire, devient « masturbation intellectuelle » . Que devient la sagesse !

La vraie intelligence est la sagesse que nous enseigne Jésus dans son humanité. Elle n’est pas derrière les mots. La Parole de Jésus touche notre âme. Elle ne s’adresse pas à des érudits, mais aux pauvres pécheurs que nous sommes.

L’amour met mal à l’aise, même l’Amour de Dieu ! L’Amour se vit dans une part d’émotivité. Quand ce soir, j’ai essayé (je n’ai pas encore le sens des formules à l’orale !) de dire que l’émotivité n’était pas négative, bizarrement tout le monde a réagi. Et pour la première fois deux témoignages spirituels déstabilisants. Je pense qu'on peut être aussi émotif et solide.

Le monde spirituel n’est pas innaccessible. Nous le côtoyons, le croisons, le rejoignons. L’Amour l'habite. En suivant l’enseignement de Jésus (et non pas en distillant ses mots) en luttant pour ne pas être enfermé dans le mensonge, nous nous rapprochons de la vérité.

mardi 8 mai 2007

Jour férié...

Dernièrement j’ai participé à une réunion (capharnaüm) avec pour thème : les rites.

Aujourd'hui nous sommes le 8 mai.
Que retient la majorité d’entre nous : l'évidence d'un jour férié !
« La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie. »
Qui se souvient que le jour du 8 mai est "donné" pour commémorer cet évènement et pour combien de temps ? Qui s'arrête seulement une minute en souvenir de cet évènement qui paraît à présent loin de nous ?

Ainsi en est-il des rites !

Le véritable évènement fondateur est oublié, la cérémonie ignorée, seule la coutume du jour férié persistera encore vidée de sens. L’évènement ne sera bientôt qu’une rumeur déformée, et la vérité, affaire de spécialistes érudits !

Chrétiens, n’oublions pas la beauté originelle et le véritable sens des évènements qui ont fait nos rites !

dimanche 6 mai 2007

Un jour d'élection...

Évangile selon saint Jean - Chapitre 13

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.

Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »

vendredi 4 mai 2007

Premières paroles

Une amie m’a rendu visite à Saint Michel. C’est étrange de se retrouver là, c’est beau. Elle a aussi ce besoin de spiritualité qu’elle ressent par la Sainte Vierge. Main dans la main nous avons murmuré Notre Père, puis nous sommes allées « voir » la Sainte Vierge.

Au bureau, mercredi quand mes collègues m’ont demandé comment c’était passé mon week-end, cette fois je l’ai dit : « j’étais en pèlerinage ». Depuis elles me font de gentilles allusions. Cet après-midi, l’une d’elles est venue me « poser des questions ». J’ai parlé ! j’ai pu spontanément exprimer clairement ce que je vivais.

Merci Jésus de me donner la force de témoigner.

jeudi 3 mai 2007

Pélerinage à Kermaria

Pèlerinage paroissial ce week end..

Un groupe de gens simples, comme je les aime ! unis dans nos différences.

Nous sommes logés à l'abbaye de Rhuys, en bord de mer. Gaité, bonne humeur, tendresse, joie de partager un moment de vie entre chrétiens. Une humanité partagée.

Un peu de tristesse à Kermaria. Un lieu de vie qui se vide de sa substance, une histoire qui finit … des générations d’engagements perdues … mais qui refleuriront sans doute après avoir traversé les tourments, sous de nouvelles formes de communautés.

Des messes magnifiques vécues intensément. Une eucharistie "en parfaite émotion" à la Chapelle du Crouesty, et puis un rendez-vous manqué aussi. Les amoureux sont parfois un peu compliqués !

Et puis l’extraordinaire, j’ai rencontré une sœur de cœur. Nous avons le même trésor, et pouvons en parler sans détours. Nos âmes retentissent du même amour. Nous nous comprenons.

Jésus tu éclaires nos vies.

mercredi 2 mai 2007

Juste un petit mot ce soir. Après un week end "grandiose" dans mon coeur, dont je reparlerai plus tard et une journée bien remplie, je n'ai plus que le temps de dormir !
Aujourd'hui encore des moments magnifiques. Entre 12 h 30 et 13 h 30, j'ai maintenant pris le rythme de me rendre à la Chapelle des Saints Sacrements à l'église Saint Michel des Lions.
Dans le petit coin où je m'installe d'ordinaire, une petite corniche dans le mur, avec pour la première fois à l'intérieur une bougie scintillante. L'église était très calme avec une lumière particulière. Alors que j'étais recueillie l'orgue a retenti, et un flot de notes harmonieuses a rempli l'espace. J'étais très émue.
Et puis ce soir en allant à "Capharnaüm" un arc-en-ciel ...

La vie est belle.

vendredi 27 avril 2007

Le bon défi ? ...

Voila je me suis rendue à un entretien d’embauche ce soir.
Contact sympathique. Travail un peu différent de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Beaucoup d’investissement personnel. Pas de trac, j’étais détendue. J’étais moi.
Si çà marche, je suis flattée de la confiance que l’on m’accorde, je peux réussir, et je sais que je rassure mon entourage en me coulant dans le droit chemin.

Moi j’en ai assez de me battre pour vivre dans le mensonge.
Moi j’essaye de trouver un autre chemin de Vie.
L’avenir ne m’angoisse pas. Le moule, le voleur de vie, oui.

Le vrai défi sera peut-être de dire enfin NON.

Seigneur Jésus, aide-moi à voir clair. Il y a urgence !

jeudi 26 avril 2007

Ma petite fille a fait encore de beaux dessins ces derniers jours ! Celui-ci est sa vision de notre appartement. J'aime beaucoup les dessins de mes enfants. Pour moi ce sont de vrais oeuvres d'art. L'émotion dans la beauté. Aujourd'hui, j'ai eu un nouveau collier en perles de bois colorées Magnifique. Je n'aime pas le clinquant mercantile, mais j'aime ces bijoux qui sont de vrais créations, qui viennent du coeur.
Je n'ai pas encore donner à lire ce blog. Je vais le faire dans les jours prochains.

mercredi 25 avril 2007

A suivre ...

Je résume. Le responsable où je travaille en ce moment à donner mon CV à l’un de ses amis qui recherche une personne ayant mon profil (pour un CDI) ! La personne en question m'a appelé sur mon portable, j'étais dans la rue, les cloches de Saint Michel sonnaient à toute volée, nous avons quand même convenu d'un RV vendredi à 18 h.
Beaucoup, dirait super ! Et bien je suis plus nuancée. J'ai peur de me laisser enfermer, moi qui veut Vivre ! Je ne veux pas donner tout mon temps, mes joies, mes souffrances, mon énergie à des riens, des mensonges !
Je n'ai pas besoin de beaucoup pour vivre. Ma folie est ailleurs, dans mon coeur !
Je voudrais travailler par passion. Mais ai-je le choix ?
Je prie pour voir clair.
A suivre ...

dimanche 22 avril 2007

Week end pas reposant !

Bonheur de retrouver ma petite famille vendredi soir, avec de jolies couleurs sur les joues, et la joie dans les cœurs. Samedi, il fait tellement beau que nous repartons tous ensemble au bord du lac de Saint Pardoux.
Le soir des amis nous rejoignent. Nous faisons un apéro dînatoire qui s’éternise, «le petit blanc de ma cousine » coule à flot…le soleil se couche. Quelques contrariétés. Mes deux enfants sont victimes l'un après l'autre d'un : "j'ai pas fait exprès". Inquiétant. Puis la fin de soirée est perturbée par des individus à scooter qui cherchent de mauvaises histoires à un groupe de jeunes installés non loin de nous. Etrange cette violence sortie de la nuit pétaradante ! Une force du mal en recherche de nuisance rode. Etrange nuit.

L’endroit manquant de quiétude, nous levons le camp et trouvons un peu plus loin un lieu de toute tranquillité. Mais entre les excès alimentaires et les ronflements, le mal qui rôde, je passe une nuit blanche ! Ces événements révèlent la fragilité des équilibres. L’orage dans mes boyaux me permet d’apprécier quand même au passage un ciel magnifique, et deux étoiles filantes ! Ayant dépassé les limites du raisonnable, pourquoi ? J'essaie de ne pas tomber dans une désespérante culpabilité. Je lutte dans mon corps, dans mon esprit. Tout le monde dort.

Nous rentrons le dimanche matin. Nous sommes invités le midi en famille dans un beau restaurant au bord de la Vienne. Difficile de ne pas faire honneur ! Pour le coup, je suis raisonnable ! Agréable moment. Nous partons voter. En fin d'après-midi, mon mari emmène les enfants et ma belle mère chez-elle, ce sont encore les vacances pour eux.

Je suis fatiguée, je n'ai pas dormi, le canapé me tend les bras. Le péché cherche à m’enfermer.
Dieu est dans mon cœur, et malgré mes écarts, je ne veux pas en plus rater le plus beau rendez-vous de ce week-end, celui que j’attends depuis 15 jours !
Me voilà repartie dans ma petite voiture.
Le froid dans l'église me vivifie. Je suis bien.
Tout me parle, tout m'est beau. Un "regard de l'âme" échangeait aussi avec une personne que je ne connais pas comme un cadeau !
J'étais triste de venir l'âme meurtri, l' « idéal de sainteté » brisé !
Mais je suis là, l'amour plus fort que le péché, j’ai même l’audace d’aller communier, pour lui offrir mon cœur, pour vivre l’alliance, pour lui dire je t’aime. Merci de me tenir debout.

"Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime."

vendredi 20 avril 2007

Besoin d'être lavée !


J’ai l’âme entravée, je dois retournée me laver.
Ces mauvais vécus doivent être formulés.
Depuis Pâques je ne suis pas allée à la messe, et je suis "en manque".
J'ai besoin de me ressourcer dans l'humanité de mon frère et de ma soeur, d'entendre la Parole, de chanter ma foi, de prier en communauté.
J’ai le cœur impatient de communier, c'est un appel du fonds de l'âme.
Je me rends compte, que je ne sais rien, que l’histoire a à peine commencé.

C'est la fin de la semaine, j'ai les paupières lourdes.....

jeudi 19 avril 2007

Envie de chanter !


L'avantage de mon travail, outre l'ennui, c'est que je peux poursuivre assez tranquillement le cours de mes pensées. Je suis allée à mon rendez-vous. L'église était trop calme. J'aime bien entendre les gens passer, parfois même penser une prière.
Aujourd'hui donc journée de solitude, seule à l'église, seule au travail, seule à la maison. Il fait un temps magnifique. J'ai une grosse envie de voir des chrétiens, pour partager cette joie du printemps, cet air léger et je m'aperçois que je ne sais pas où aller.
Je voudrais chanter à plein poumon l’air de la "sibil-la : Gloria tibi domine " un chant qui m'émeut beaucoup, dans une petite église que je connais (bien que chanté par moi je ne suis pas sûr que le charme résiste !). Je l’ai fait une fois dans une ruine d’abbaye (image), c’est fantastique la résonance, la voix sans retenue est portée, j’ai presque trouvé que je chantais bien ! et pourtant …
Cette petite église est très belle, elle surplombe la Vienne qui lui renvoie ses scintillements.
Un matin. Vendredi Saint. La porte était grande ouverte. J’étais ému. J’ai glissé à petit pas vacillant doucement au pied de l’autel. Une croix de bois était posée, là. Ce jour je me suis mise à genou, j’ai pleuré, j'ai demandé pardon. Sur le pupitre, un beau livre ouvert comme une invitation. Ce que je lisais me dévoilait ! Je flottais. Puis je suis allée laver mon âme.
Pourquoi n’illumine-t-on pas les églises de l’intérieur ? J’ai vu le vitrail du Christ de cette église éclairée ainsi cet hiver. C’est beau une église rayonnante. La porte était entrouverte comme un appel. J’ai hésité, je suis passée deux fois, repartie : déchirée. Le courage d'être fou m'a manqué !

mercredi 18 avril 2007

Rires d'enfants !

Encore une belle journée. Mon mari et les enfants sont partis quelques jours à l’Isle d’Oléron. J’ai entendu le rire de ma petite fille (au téléphone), insouciante aventurière, qui part juste tremper les pieds dans l’eau glacée, et puis l’eau monte, monte …elle est lumineuse de vie. On n’arrive pas à lui en vouloir de désobéir, de vouloir aller toujours plus loin, de prendre parfois trop de risques ! (même pas mal !). Puis gros bébé câlin se blottissant au creux de vos bras, vous dévoilant sa fragilité. Elle est vraie.

Je suis heureuse qu’ils soient partis tous les trois. C’est bien qu’ils se retrouvent seuls avec leur père plusieurs jours, je crois que c’est la première fois. C’est un beau souvenir qu’ils se construisent. Les mères sont un peu envahissantes… Je suis fier que mon mari ait pris ce temps avec eux.

mardi 17 avril 2007

Toile d'araignée, rosée.


La richesse de la vie est donnée à qui veut voir et entendre.

lundi 16 avril 2007

Divine providence

Voilà une semaine que je retravaille.
Une mission d’intérim de 6 semaines environ.
J’ai beaucoup déménagé dans ma vie, et j’ai souvent changé de travail.
Ca me plaît assez de n’être que de passage.
J’ai du mal à me sentir prisonnière d’un système, de l’argent, de désirs consommateurs.
Le bonheur est libre. La joie est simple.
Comme je suis au centre ville, et que j’ai droit à une heure pour déjeuner, j’en profite pour aller dans l’église voisine. Je peux enfin plonger dans la prière. J’en avais envie depuis longtemps mais je n’arrivais pas à dégager ce temps privilégié sur mon quotidien.
Mais là je m'arrête enfin, je fais silence. Je consacre ce moment au Christ. J’ouvre mon cœur et je laisse Jésus nourrir mon âme. Je fais le plein … d’Amour.
Voilà, pendant 6 semaines, je vais pouvoir vivre ce rendez-vous.

Je suis sur le chemin de vie.

dimanche 15 avril 2007

Hors du temps

Week end au bord du lac de Lavaud Gelade en famille. Seuls au monde dans une nature préservée.
Brume du petit jour qui s'effiloche à la surface de l'eau.
Hérons, pic vert, coucous, bergeronettes.
Toiles d'araignées tissées de goutelettes de rosée.
Sol tapissé de mousse fraîche. Effluve légère de sapin. Couché de soleil. Chaleur des premiers rayons. Froidure de l'eau pure. Rires des enfants.

Beaux moments de vie sur ce rivage.
L'amour dans nos coeurs.
Le sentiment du bonheur.
Notre cadeau pour nos douze ans de mariage !

Merci.

vendredi 13 avril 2007

Comment recevoir et transmettre l'enseignement de Jésus

"Personne, après avoir allunmé une lampe, ne la recouvre d'un vase ou ne la met sous un lit ; on la met au contraire sur un lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière. Car rien n'est caché qui ne deviendra manifeste, rien non plus n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Prenez donc garde à la manière dont vous écouter ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il croit avoir lui sera enlevé".
Evangile selon Saint Luc 8-16

jeudi 12 avril 2007

Comme c'est difficile de commencer à parler ! Parler sans ennuyer !

Je ne connais pas encore tous les mots pour me faire comprendre.
Par orgueil je me tais.
Bientôt un an que j’ai envie de crier "n'ayez pas peur" que je voudrais témoigner de cet Amour, faire connaître cette Parole de vie.
Je prends la mesure de mes limites, de mon ignorance, de mes handicaps.
Patience. Je grandis un peu chaque jour.

J’ai soif, j’ai faim.

Mon humanité se déconditionne. Mon âme reprend sa dimension d'origine. Je peux enfin vous regarder, vous entendre, vous aimer.
La connaissance m'est nécessaire, non pas pour dominer mais pour ouvrir mon esprit à la sagesse de l’Amour que le Christ nous enseigne. Ouvrir son coeur, faire confiance, se laisser guider. Pas facile !

Je prie. Je me nourris. Je rejoints le peuple des chrétiens.

Voilà, je le dis : je veux oser ma foi, écouter mon cœur, vivre mon humanité.


JE CROIS EN DIEU


mardi 27 mars 2007

L'événement est la vie qui survient dans une vie...

Montage d'Extraits de livres de

Christian Bobin

(Le Très BasL’Homme qui marcheCœur de neige)

« C’est toujours par un sommeil que les grandes choses commencent. C’est toujours par le plus petit côté que les grandes choses arrivent. Il y a peu d’événement dans une vie les guerres, les fêtes et tout ce qui fait du bruit ne sont pas des événements. L’événement est la vie qui survient dans une vie. Elle survient sans prévenir, sans éclat…. ».

Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu.

Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à entendre.

* * *

Je t’aimais. Je t’aime. Je t’aimerai. Il ne suffit pas d’une chair pour naître. Il y faut aussi cette parole. Elle vient de loin. Elle vient du bleu lointain des cieux, elle s’enfonce dans le vivant, elle ruisselle sous les chairs du vivant comme une eau souterraine d’amour pur. Ce n’est pas nécessaire de connaître la Bible pour l’entendre…. Cette parole imprègne chaque page de la Bible, mais elle imprègne aussi bien les feuilles des arbres, le poil des animaux et chaque grain de poussière volant dans l’air. Le fin fond de la matière, son dernier noyau, sa pointe ultime, ce n’est pas la matière mais cette parole. Je t’aime. Je t’aime d’un amour éternel, éternellement tourné vers toi – poussière, bête, homme.

La beauté, le Christ n’en parle jamais. Il ne fréquente qu’elle dans son vrai nom : l’amour. La beauté vient de l’amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d’une femme épuisée par ses couches.

Sa puissance à lui, c’est d’être sans puissance, nu, faible, pauvre –mis à nu par son amour, affaibli par son amour, appauvri par son amour. Telle est la figure du plus grand roi de l’humanité, du seul souverain qui ait jamais appelé ses sujets un à un, à voix basse de nourrice. Le monde ne pouvait pas l’entendre. Le monde n’entend que là où il y a un peu de bruit ou de puissance. L’amour est un roi sans puissance, Dieu est un homme qui marche bien au-delà de la tombée du jour. »

« Les sociétés nous prennent en quantités, en blocs, en masses, en chiffres. « Là ou il va », nous ne pourrons aller autrement que lui : seul – comme à un rendez-vous. »

L’homme qui marche est ce fou qui pense que l’on peut goûter à une vie si abondante qu’elle avale même la mort. Ceux qui emboîtent son pas et croient que l’on peut demeurer éternellement à vif dans la clarté d’un mot d’amour, sans jamais perdre souffle, ceux-là, dans la mesure où ils entendent ce qu’ils disent, force est de les considérer comme fous. Ce qu’ils prétendent est irrecevable. Leur parole est démente et cependant que valent d’autres paroles échangées depuis la nuit des siècles ? Qu’est-ce que parler ? Qu’est-ce qu’aimer ? Comment croire et comment ne pas croire ?

Peut-être n’avons nous jamais eu le choix qu’entre une parole folle et une parole vaine. »

S’ouvre devant lui, à cette heure, une carrière de fou ou de saint. La différence au départ est inexistante. C’est après qu’elle s’agrandit, c’est après qu’elle se voit. Mais au départ le fou et le saint se ressemblent comme deux frères jumeaux. Au départ ils disent tous les deux la vérité. Au départ le fou et le saint ont cette même insensée prétention de dire la vérité. C’est après que cela se gâte.

Le fou est celui qui, énonçant la vérité, la rabat sur lui, la capte à son profit. Le saint est celui qui énonçant la vérité, la renvoie aussitôt à son vrai destinataire, comme on rajoute sur une enveloppe l’adresse qui manquait. Je dis le vrai donc je ne suis pas fou, dit le fou. Je dis le vrai mais je ne suis pas vrai, dit le saint. Je ne suis pas saint dit le saint, seul Dieu l’est, à qui je vous renvoie. Les fous et les saints se côtoient dans l’Histoire. Ils se frôlent, ils se cherchent et parfois se rencontrent pour le plus grand malheur du fou, pour son plus beau désastre. Trois des quatre évangélistes décrivent la guérison par le Christ d’un possédé qui « avait sa demeure dans les tombes et que personne ne pouvait lier, même avec une chaîne ». Le fou est dans la compagnie des morts. Il a son visage tourné vers l’ombre. Plus rien ne lui arrive que du passé. Il ne peut se lier à rien ni personne, il ne peut nouer aucune histoire vivante avec les vivants. Le saint a son visage tourné comme une proue vers ce qui vient de l’avenir pour féconder le présent – pollen de Dieu transporté par toutes sortes d’anges. Le saint n’en finit pas de relier le proche au lointain, l’humain au divin, le vivant au vivant. »

***

On peut très bien faire une chose sans y être. On peut même passer le clair de sa vie, parler, travailler, aimer, sans y être jamais. Enfin un jour, …

Ce n’est pas du monde qu’il sort, c’est de lui.

On peut fort bien vivre une vie que l’on ne vit pas. On peut indéfiniment supporter ce que l’on ne supporte plus. Les années passèrent.

Ainsi, dans la nuit du 24 au 25 décembre, commença la nouvelle vie de Tacite, sa première vie en vérité. La lumière qu’il portait en lui ne le quitta plus. Comme il s’estimait favorisé sans pouvoir connaître celui qui lui faisait une telle faveur, il se mit à écrire des lettres de remerciement.

Et même, soyons honnête : ceux que l’on aime sont parfois beaucoup plus heureux quand ils ne sont plus en notre compagnie. Non, il ne lui demandait rien dans cette lettre. Il la remerciait, c’est tout. Merci d’exister, Bruhle.

C’est toujours par un sommeil que les grandes choses commencent. C’est toujours par le plus petit côté que les grandes choses arrivent. Il y a peu d’événement dans une vie les guerres, les fêtes et tout ce qui fait du bruit ne sont pas des événements. L’événement est la vie qui survient dans une vie. Elle survient sans prévenir, sans éclat…. ».


L’amour a réveillé ma vie dormante. J’ai trouvé la vie et c’est vers elle que je pars, c’est pour elle que je combattrai et c’est son nom que je servirai. ….

Quelques mots pleins d’ombre peuvent changer une vie. Un rien peut vous donner à votre vie, un rien peut vous en enlever. Un rien décide tout.