






R é c o n c i l i a t i o n
Hier, je n'avais pas envie d'aller à la messe à 18 h au Palais. La nuit, la pluie, l'ennui...
J'avais bien envie d'aller me coucher ce soir, de prendre un bon bouquin et de sombrer dans le sommeil paisiblement... mais j'ai reçu un petit mail d'une amie qui m'encourageait à alimenter mon blog alors puisqu'
Il suffit d'aimer
Yallah, en avant ! "...faut jamais s'arrêter dans la vie, toujours courir, s'acharner, et on est toujours vainqueur quand on s'acharne, pas de stop jamais."
«Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles.»
«On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira."»

Né à Assise (en Italie) en 1181, d'où l'appellation "François d'Assise", François est issu d'une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse..Un jour en écoutant un passage de l'Évangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque.
Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil...
Après sa mort, l'Église le reconnaît comme "saint", c'est-à-dire comme un homme dont les vertus peuvent être un exemple pour tous : aimable, pacifique, pieux, humble, fraternel, juste. Depuis le 13ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes (la famille franciscaine) suivent ses traces en se laissant inspirer par son style de vie. C'est donc dire que même huit siècles plus tard, François d'Assise a encore quelque chose à dire à nos sociétés à travers des hommes, des femmes, à travers nous, à travers toi...Prière devant le crucifix de saint Damien

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :Tu as reçu le cadeau de la vie et c’est inestimable ! Un souffle te porte et tu n’auras jamais fini de découvrir tout ce qui est en toi. Ce souffle est né de la bonté de Dieu, il vient de plus loin que toi pour te conduire sur une autre rive, car l’homme n’est pas la mesure de l’homme. Tu habites une planète dont tu es responsable. Tu as été appelé à la vie et la vie t’appelle à transmettre à ton tour ce qui a fait de toi un être debout.
Tu as reçu le cadeau de la confiance. On t’a fait confiance et tu as découvert que tu n’avais rien à craindre. Cette confiance donne des ailes, elle change tout. Mais c’est souvent dur d’avoir confiance en soi, c’est difficile aussi parfois de garder confiance en quelqu’un. Être dans la confiance, c’est tellement nécessaire pour vivre, ça a besoin d’être gravé au creux de la main. Apprends à faire davantage confiance, transmets cette force à ceux qui en ont tant besoin.
Tu as reçu le cadeau de la Foi au Dieu de Jésus-Christ. Tu en as entendu parler et ce que tu as reçu des chrétiens t’a invité à prendre la route de l’Eglise. Tu n’as pas choisi les autres chrétiens autour de toi, ils t’ont été donnés, certains te plaisent, d’autres non. Tu as reçu un appel à la fraternité, pour être du Peuple de Dieu. Dieu compte sur toi, comme tu es, pour relayer son invitation à partager les joies et les peines de sa famille.
Tu as reçu le don de Dieu, son Amour inconditionnel. Tu es devenu, par le baptême, son enfant bien-aimé ; en toi, il a mis tout son Amour. Tu n’es pas abandonné dans le tourbillon de l’histoire, ta vie n’est pas une vallée de larmes. Tu as du prix aux yeux de Dieu, il te cherche sans se lasser pour te donner sa Parole de paix. Vis et transmets ce bonheur de la joie de Dieu.
Tu as reçu la Bible comme une parole vivante. Elle raconte l’histoire des marcheurs de Dieu. Elle parle de sel et de désert, d’eau vive et de miel. Elle chante l’espérance avec les oiseaux du ciel et pleure avec les souffrants de la terre. Elle tonne de la colère d’un prophète et murmure une voix de fin silence. Elle est multiple et une, d’une révélation mise en symphonie. Parle avec les mots de la Parole !
Tu as reçu le pain de Vie et la coupe du salut dans l’Eucharistie. C’est le Christ ressuscité qui habite en toi pour que tu fasses aussi de ta vie un pain de solidarité pour d’autres. C’est l’offrande d’une vie livrée qui te convoque à être la Présence de Dieu au cœur du monde. C’est une action de grâce qui libère en toi la capacité de pardonner. Transmets que tous sont appelés à la Table du Seigneur.
Tu as reçu les promesses de la vie éternelle. Ta vie ne va pas vers un trou d’absurdité. Tu es attendu, le jour que Dieu voudra. Alors, tu te fais un trésor qui ne craint ni les mites ni la rouille. Dieu est plus grand que ton cœur, même si ton cœur t’accuse. Ta vie a du sens, puisque ta mort a du sens. Christ est ressuscité, il a ouvert les murs de l’impossible. Transmets qu’il nous réveillera, quand nous dormirons dans les bras de la mort.
Et tu as reçu tant encore… Peux-tu garder tout ça pour toi ?
Vis et transmets ce que tu as reçu !
P. Bernard VIGNERAS
Week end magnifique. La chance d'être une famille.
Seigneur, entends ma prière ;Cathédrale de Dax le 14 août 2008 :
Citation d'un inconnu que j'ai notée :
"Le Seigneur ne nous demande pas au delà de ce que nous sommes et nous pouvons. Il nous appelle tous avec ce que nous sommes et ce que nous pouvons".




Jeune ado je suis même venue en bus avec les jeunes de mon village. La grotte avec des chapelets de béquilles, et des cortèges d'éclopés. Une statue dans une grotte. Les boutiques remplies de "Vierges" et de "Bernadettes" en tous genres. Une basilique somptueuse à la place d'une chapelle. Une église immense, souterraine ! Une eau miraculeuse dans laquelle on plonge les malades.
Une histoire racontée comme un conte de fées. Je cherchais un sens, je ne voyais qu'idolatrie, fétichisme, superstition, fantastique. J'avais mal, je ne comprenais pas. Perdue dans une matérialité envahissante, je ne voyais plus de signes pour m'indiquer le chemin de grandeur ; je l'ai raté... je me suis enfermée dans le mensonge.
30 ans plus tard… Lourdes 2008 : Que du bonheur !
Gare de Limoges, un train attend 700 pèlerins du diocèse. Nous nous retrouvons 16 de la Paroisse de Saint Augustin. Bonne surprise : le train est confortable. Nous sommes heureux de nous retrouver pour partager ce pèlerinage. Le voyage est agréable et déjà joyeux : le ton est donné !
Nous arrivons à Lourdes sous le soleil. J’ai rarement vu les Pyrénées irradier une telle lumière de printemps ! La montagne est couverte d’un manteau blanc et la pureté de l’air étonnante. Blanc bleue, comme la Vierge de Lourdes.
Nous fêtons les anniversaires du Marie-Jo’s club. Pétillantes, enjouées, elles se reconnaissent aussi râleuse l’une que l’autre, et l’humour explose, nous rions, nous nous dé-couvrons et nos êtres s’harmonisent !
Nous trouvons une respiration : la chapelle de l’Adoration. Le rythme de la Vie. Inspirez, expirez. Nous prions, nous soutenons.
Nous allons !
Pour moi, aujourd’hui, ce geste est aussi à la fois simple et difficile, mais il est aussi ma façon de partager avec vous mon Espérance.
Merci. Je vous aime."
Merci Bernadette.
Hier j’ai repris le travail. Assez fatiguée. J’ai voulu offrir à une de mes collègues une image de la Sainte Vierge dans la grotte avec Bernadette priant à genou. Elle l’a refusée tout net. Pendant une demi-heure, elle m’a raconté ce que cette image évoquée pour elle. Le catéchisme avec le curé du cru bien brave mais qui donnait des coups de baguettes, ses jeux autour de l’église….
Cette nuit, j’ai eu un « éclairage ». J’ai bien compris que mon geste était maladroit. Alors aujourd’hui, je lui ai offert un brin d’herbe de Lourdes. Elle m’a embrassée.
merci
Merci pour ton Amour. Merci d'avoir vaincu le mal pour nous sauver. Merci de nous laver du péché originel. Merci pour la liberté. Merci de nous conduire sur le chemin de Vie.

Noël approche. Avec mes "enfants d'amour", mes trésors, ce week end nous avons commencé à décorer la maison.


Ce week-end, j’avais pas mal à faire à la maison …. et c’est encore loin d’un résultat convenable !... mais dans ce débordement de tâches ménagères, j’ai réussi à être présente à mes enfants, et je suis paisible. Une amie m'a appelée cet après-midi pour aller marcher dans les bois, et j'ai du décliner l'invitation avec tristesse. Ce soir j'ai pris le temps d'écrire à un ami. Et puis il y a l'histoire :
Seigneur,
Prend pitié de tous ceux que la folie des hommes a contraint à connaître l'enfer de cette guerre, à tuer et à mourir.
Victimes des mensonges des puissants, leurs cris et leurs terreurs retentissent encore dans nos coeurs :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en s'oubliant qu’on se retrouve soi-même,
c’est en pardonnant que l’on obtient le pardon,
c’est en mourant que l’on ressuscite à la Vie.
Amen.

J’aime, j’aime le monde, j’aime la vie,
J’aime tout ce que tu m’as donné
Je n’ai pas de rancune, pas de détresse,
Quelques blessures, quelques tristesses
Ma voix veut s’affirmer, pour chanter ton amour
Je combattrai le mal, pour marcher sur le chemin de vie
Seigneur Jésus aide-moi à trouver le chemin d’aimer …
Je vois la souffrance des cœurs des hommes.
« Je veux Aimer »
Oraison :Dans le train, je lis. Depuis quelques jours je fais appel à Christian Bobin. Je rentre dans sa bulle pour baigner dans son univers, et me laisser caresser le cœur. Il me re-pose, et me ré-conforte. Je me promène dans son monde qui pourrait être le mien.
Je regarde aussi par la fenêtre, l’œil fatigué, le ciel qui défile. Il est monotone : absence de couleurs dans tous les paysages. Quelques trouées bleues et je rêve que ces auréoles de lumière accompagnent quelques "belles personnes".
Et puis au moment où je me mets à penser que le Christ m’aime aussi, le soleil entre par la fenêtre et inonde notre espace. Mon mari est assis en face de moi, nous nous regardons : la tendresse de l’amour nous illumine. La lumière pénètre nos cœurs, tout est doux et beau. Je partage aussi avec une inconnue un regard inhabité où soudain l’âme s’éveille ! Tout a changé à cet instant. La paix du Christ. La vie nous anime.
Merci Seigneur Jésus, Christ, Dieu d'Amour,
Dieu vivant.
Tous les ans avec mes amis d’adolescence nous nous retrouvons au moins une fois pour faire la fête. Nous sommes originaires d’un village situé à côté de Mâcon, mais bien sûr certains d’entre nous ont émigré : à Avignon, à Paris, à Toulouse, à Limoges ….
Cette année, Paris. Le temps s’arrête pour nous, et notre histoire continue. Nous redevenons une bande d’ados rigolards forts de notre amitié et de notre complicité. Nous saisissons le moindre rien pour rebondir jusqu’au fou rire de notre bêtise ! Ca fait du bien.
Je retrouve une amie. Elle est venue nous chercher à la gare d’Austerlitz. Quand nous passons devant Notre Dame, elle me dit « je t’emmène à la messe demain si tu veux ! »
Nous n’avons jamais parlé religion ensemble. Mais apparemment elle sait … Elle est magnifique ! saisit les désirs pour les offrir !
…… beaucoup de monde, mais l’Eglise n’est pas là. Les orgues sont tristes, les officiants transparents derrière les rites clinquants. Un peu de latin, un peu d'anglais, un peu pour parler du Tout ! Les invités sont "un peu perdus", et rien n’est fait pour mettre à l’aise, pour révéler le lien de notre humanité, pour que l’Amour nous prenne. Ca devient très vite pesant et ennuyeux ! C’est Paris ! Beaucoup de monde. Beaucoup de vide. Des belles pierres. Des visages tristes. L’art commercial. Le divin offert dans l’Amour aseptisé !
Mon amie voulait comprendre comment je pouvais bien être catho ! Je me suis retrouvée débutante voulant faire toucher la beauté sur un instrument mal accordé ! Mais elle était là, et c’était par amour ! merci pour ta lumière N.
Jésus se laisse toucher, approcher par cette femme pécheresse sous-entendue prostituée. Il accepte sa présence et il ressent son cœur plein d’amour. A travers les gestes de cette femme, il comprend aussi sa demande.
La femme est capable d’aimer en chasteté intellectuelle, sa tendresse et sa douceur elle les donne avec bienveillance par charité parce qu’elle déborde d’amour, et que donner la nourrit. C’est plus difficile pour l’homme qui est capable de pervertir l’amour dans la projection de ses désirs et de sa jouissance, et d'humilier d'un seul regard une femme au coeur pur.
Cette femme a été enfermée, elle est devenue prisonnière de son incarnation.
Le cœur de Jésus est l’Amour, cette femme le sait, elle l'a reconnu, elle l'a enfin trouvé, elle pleure sur toutes ses méprises ses erreurs, elle répand humblement sur ses pieds le beau parfum de sa féminité, pour en retrouver la grâce, pour être réconciliée avec l’amour qu’elle ressent toujours au fond de son âme, malgré les souillures dans lequel le désir des hommes l’a enfermée. Elle se tient derrière lui, dans l'ombre de l'Amour.
Jésus lui rend sa dignité en la regardant et en la traitant comme une âme respectable, en lui renvoyant la vraie beauté de son âme. Il la sauve. Il la remet dans la lumière. Devant tous, il se laisse touché car Lui il voit l’amour dans le cœur de cette femme, et l’amour ne peut pas salir. Il la libère. Il lui rend son geste, il la lave.
Simon et les autres ont du mal à comprendre car eux ils ne voient dans cette femme que le reflet de leurs péchés et ils sont gênés dans leur hypocrisie.
Mon fils est rentré de son voyage scolaire dans la région de Lourdes, et il m'a rapporté cette belle image avec cette prière :
Dimanche, messe de baptême et de communion dans la paroisse de « mon cœur ». Ils étaient douze « petits » à recevoir l’eucharistie pour la première fois.Bouleversée, je me suis invitée à la table du Seigneur.
Je me suis mise en route. Je suis allée voir un prêtre pour chercher le chemin de la réconciliation, pour être lavée.
Depuis le dimanche avec mes frères et sœurs nous nous retrouvons dans la maison de Dieu, c’est la « fête ». Le corps ému se recueillant pour écouter la Parole de Dieu, la source de Vie. Portée par l’Amour, je communie. Jésus m’éclaire. Je suis renouvelée. Fortifiée. Je peux rejoindre l’humanité avec un cœur vivant.
Je vis l’eucharistie, en émotion aussi.
Je chante à ces enfants, je crie à tous les chrétiens, à moi aussi :
Devenez ce que vous recevez
Devenez le corps du Christ
Devenez ce que vous recevez
Vous êtes le corps du Christ.
Repas partagé ce midi avec une ancienne collègue. Un échange de vraies paroles, sans s'apercevoir du temps qui passe, ni vraiment du contenu de nos assiettes. C'est vraiment copieux, nous n'arrivons pas au bout ! Depuis que je suis en "recherche de Dieu" et que je le fais savoir, j'ai de plus en plus de conversation "profonde". Pas besoin de se connaître depuis longtemps pour sortir de la superficialité qui nous étouffe, et de parler de l'amour, de Dieu. Les âmes des femmes que je rencontre ont soif d'amour. Elles ne pratiquent pas ou plus de religion, ont l'expérience de la vie, le coeur encore plein d'amour non donné, et elles sont en attente d'un sens.
Première épître aux corinthiens 13 1-13J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien.
L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L'amour ne passera jamais.
Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu.
Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité.
Ce soir surprise cadeau ! Mon mari me rapporte un Missel du Cœur de Jésus, édité à Limoges en 1917, avec des images pieuses à l’intérieur, qui est arrivé entre ses mains "par hasard", et maintenant dans les miennes ! C'est beau l'amour !Promesses de N. S. Jésus Christ faites à la B. Marguerite Marie Alacoque en faveur des personnes dévouées à son Divin Coeur.
Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état,
Je mettrai la paix dans leur famille,
Je les consolerai dans toutes leurs peines,
Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort,
Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
Les pêcheurs trouveront dans mon Coeur la source et l'océan de la miséricorde.
Les âmes ferventes s'élèveront rapidement à une grande perfection.
Je bénirai même les maisons où l'image de mon Sacré-Coeur sera exposée et honorée.
Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les coeurs les plus endurcis.
Les personnes qui propagerons cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Coeur, et il n'en sera jamais effacé.
Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Coeur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale : qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.

Nous visitons Carcassonne et nous perdons dans le pays « des bons hommes et des bonnes femmes » : les cathares. A cette saison les paysages déclinent toutes les couleurs : les verts des jeunes pousses, contrastent avec les rouges coquelicots, les mauves, les bleus, les jaunes, enfin toute la générosité d’une nature parfumée qui se réveille sur des paysages « du bout du monde ». Et puis tout en haut, des roches se confondant avec ces châteaux, forteresses de prestige, témoins de la rudesse d’une époque où la mort était au quotidien des vies et de l’enfer…
Nous siègeons au pied du château de Quéribus. Seuls la nuit : calme total, pas de vent, pas de bruit, luminosité d’un ciel nuageux que découpe la silhouette noire du château. Peyrepertuse domine aussi au loin. Respiration. Sur le retour arrêt à l’abbaye de Fontfroide.
Dans la boutique du château d’Arques, un livre pour moi, « Saint Augustin où la découverte de l’homme intérieur » un petit bouquin de la collection « les essentiels milan ». J’achète ! Je le dévore sur le chemin du retour. Je lis ce que je découvre.
Mais la vie enseigne, l’amour nous façonne !
Vivre selon la vraie foi au Christ, non selon de vaines doctrines
(Epître aux colossiens 2-6)
Prenez garde qu’il ne se trouve quelqu’un pour vous réduire en esclavage par le vain leurre de la « philosophie », selon une tradition toute humaine, selon les éléments du monde, et non selon le Christ.
Psaumes 119 Num
Une lampe sur mes pas, ta parole,
Une lumière sur ma route.
J’ai juré d’observer, et je tiendrai,
Tes justes jugements.
Je suis au fond de la misère, Yahvé,
Vivifie-moi selon ta parole.
Agrée l’offrande de ma bouche, Yahvé,
Apprends-moi tes jugements.
Mon âme à tout moment entre mes mains,
Je n’oublie pas ta loi.
Que les impies me tendent un piège,
Je ne dévie pas de tes préceptes.
Ton témoignage est à jamais mon héritage,
Il est la joie de mon cœur.
J’infléchis mon cœur à faire tes volontés,
Récompense pour toujours.
….Je t’aime. Cette parole, quand elle file vers Dieu, est comme une flèche enflammée qui s’enfonce dans la nuit et s’éteint avant de toucher sa cible. .... L’amour n’est rien d’original. L’amour n’est pas une invention d’auteur.
Il est avec son amour comme l’enfant devant le mur avec sa balle : il lance sa parole, la balle de parole lumineuse, le « je t’aime » enroulé sur lui-même, il la lance contre un mur éloigné de lui de tous les jours qu’il lui reste à vivre, il attend ensuite que la balle rebondisse, il lance des milliers de balle, aucune ne revient jamais, il continue, toujours souriant, confiant : le jeu est à lui-même sa récompense, l’amour est à lui-même sa réponse.
Si, quand même, il en dit un peu plus. Il dit : je t’aime et je suis désolé de t’aimer si peu, de t’aimer si mal, de ne pas savoir t’aimer. C’est que plus il s’approche de la lumière, et plus il se découvre plein d’ombres. Plus il aime et plus il se connaît indigne d’aimer. C’est qu’il n’y a pas de progrès en amour, pas de perfection que l’on pourrait un jour atteindre. Il n’y a pas d’amour adulte, mûr et raisonnable…..
Aujourd’hui, une journée bien remplie.
Ce matin j’ai fait la marchande de fleurs pour l’association des parents d’élèves à l’école de mes enfants. Puis travail jusqu’à 13 H. Je rejoints de nouveau l’école. Après la rentrée en classe des enfants, petite balade dans les jardins avec ma belle-mère. Toujours disponible pour nous aider, quel bonheur ! Avant de retourner faire la marchande ce soir, petite pose à la maison. Que trois réunions en perspective ce soir !! exceptionnel, heureusement !
A 20 H 30, je participe à un « groupe biblique ». Et là c’est un régal. Une sœur érudite de théologie nous guide pas à pas dans le texte biblique. Un lien éclairant entre le texte, l’Eglise, la foi, les chrétiens nous est découvert. Une compréhension constructive nous est rendue abordable. Je regrette de ne pas avoir assez de temps pour lire où relire ces textes. J’apprécie ce groupe, en majorité des personnes d’un certain âge, avec un grand respect de la parole de chacun, sans agression, sans domination. On se sent chrétiens… libres.
Ce soir je suis comme le temps : fa ti guée !
Week end bien rempli. Week end de femmes ordinaires. Samedi matin ménage, lessives, quelques courses en ville. Repas rapide avec les enfants. 13 H 30 RV pour une petite randonnée, à laquelle nous a entraînés la maman du copain de mon fils. Les enfants sont contents, les mamans aussi. Sympa. Ensuite retour maison, je dépose mon fils et son copain qui restera couché à la maison. Avec ma fille, je file faire le plein au supermarché du coin. Retour. Préparation du repas. Repas. DODO. (les garçons rigoleront jusqu’à minuit, après trois rappels …) - classique. Mon mari travaille une partie de la nuit.
Levée dimanche tôt. C’est l’anniversaire de F. : 11 ans ! je prépare le repas nous serons sept à table à midi. Je range. Je mets la table…. Gonfle les ballons, accroche la guirlande : joyeux anniversaire ! Je vais acheter le pain, le gâteau que décidément je ne prends pas le temps de faire. Je pars à la messe à 10 h 30. Retour midi 20.
J’allume le four… bougies, cadeaux, je m’agite jusqu’à 16 h. C’est un bon moment.
Je range, les enfants jouent dehors. La mamie, le tonton s’occupent d’eux. Et là... je tombe dans le canapé. J’essaie de m’octroyer un moment de calme. Je lis mais je crois bien que très vite je pique du nez. Re-moments conviviaux avec la famille, la maman qui vient récupérer son fils, ma fille et son cousin surexités...
Et puis de nouveau repas, douches des enfants… shampoing, coupe des ongles, et exceptionnellement je regarde un film à la télé ! Bref le bonheur tranquille !!!
Aujourd’hui, journée sans éclats. Le temps est triste, la lumière moins évidente. Une journée d’attente. Je vais me coucher.
Je suis surprise des réactions par rapport à l’émotivité et plus particulièrement aux pleurs !
Pour moi, l’émotion est une compétence affective plus ou moins développée. Elle précède la pensée, elle est libre. C’est une prise directe, une mémoire. Ce que l’esprit oubli, reste dans notre émotivité.
Pleuré n’est pas un "mal" ! et pourtant dans notre culture cette émotion est mal perçue, mal vécue et assimilée à la faiblesse et à la dépression. L'âme doit restée bien cachée.
Le sentiment de honte qui en résulte pousse à avoir une pudeur excessive par rapport à ces démonstrations incontrôlables.
Tout notre mental peut être investi pour reprendre le contrôle, pour dominer cette émotion, et finalement nous empêcher de « lire » le message. Le pleur exprime souvent une impasse, une contradiction, des non-dits, une douleur !
Tout le monde a des douleurs à l’âme ! Et il est bon de les comprendre de les amener à notre conscience pour les calmer. Notre attitude négative a pour effet un enfouissement, un mépris, qui au lieu de pousser à la réactivité, va nous enfermer, nous masquer la vérité. Notre énergie va être captée pour rien. Le pleur n’est dangereux pour personne, il libère, il livre un message. Il nous "dé-couvre". C'est pousser les gens à intérioriser leurs peines qui est une attitude négative.
Je crois que l’on peut s’autoriser à pleurer. C’est une faille dans la maîtrise de soi, qui n’est pas bien grave ! Pleurer c’est humain !
Jésus pleure à la mort de son ami Lazare (Jean 11)
Quelle soirée ! Je reviens d'une réunion. Débat d’intellos ! Distillateurs de mots !
On peut avoir la foi, une grandeur d’âme, même avec un petit QI, la naïveté est parfois plus profitable que pour certains intelligents qui rationalisent, cherchent à dominer, là où il faut se laisser conduire !
On dirait que les intellectuels (des profs biens sûr !) vexés que la Parole de Dieu puisse être « ressentie » sinon comprise par les plus simples cherchent à la décortiquer pour trouver quelque chose d'accessible à leur seul profit. Il cherche quoi ? Je ne dis pas qu’il faut cultiver l’ignorance, mais la connaissance si elle ne sert pas à construire, devient « masturbation intellectuelle » . Que devient la sagesse !
La vraie intelligence est la sagesse que nous enseigne Jésus dans son humanité. Elle n’est pas derrière les mots. La Parole de Jésus touche notre âme. Elle ne s’adresse pas à des érudits, mais aux pauvres pécheurs que nous sommes.
L’amour met mal à l’aise, même l’Amour de Dieu ! L’Amour se vit dans une part d’émotivité. Quand ce soir, j’ai essayé (je n’ai pas encore le sens des formules à l’orale !) de dire que l’émotivité n’était pas négative, bizarrement tout le monde a réagi. Et pour la première fois deux témoignages spirituels déstabilisants. Je pense qu'on peut être aussi émotif et solide.
Le monde spirituel n’est pas innaccessible. Nous le côtoyons, le croisons, le rejoignons. L’Amour l'habite. En suivant l’enseignement de Jésus (et non pas en distillant ses mots) en luttant pour ne pas être enfermé dans le mensonge, nous nous rapprochons de la vérité.
Aujourd'hui nous sommes le 8 mai.
Que retient la majorité d’entre nous : l'évidence d'un jour férié !
« La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie. »
Qui se souvient que le jour du 8 mai est "donné" pour commémorer cet évènement et pour combien de temps ? Qui s'arrête seulement une minute en souvenir de cet évènement qui paraît à présent loin de nous ?
Ainsi en est-il des rites !
Le véritable évènement fondateur est oublié, la cérémonie ignorée, seule la coutume du jour férié persistera encore vidée de sens. L’évènement ne sera bientôt qu’une rumeur déformée, et la vérité, affaire de spécialistes érudits !
Chrétiens, n’oublions pas la beauté originelle et le véritable sens des évènements qui ont fait nos rites !
Évangile selon saint Jean - Chapitre 13
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
Une amie m’a rendu visite à Saint Michel. C’est étrange de se retrouver là, c’est beau. Elle a aussi ce besoin de spiritualité qu’elle ressent par la Sainte Vierge. Main dans la main nous avons murmuré Notre Père, puis nous sommes allées « voir » la Sainte Vierge.
Au bureau, mercredi quand mes collègues m’ont demandé comment c’était passé mon week-end, cette fois je l’ai dit : « j’étais en pèlerinage ». Depuis elles me font de gentilles allusions. Cet après-midi, l’une d’elles est venue me « poser des questions ». J’ai parlé ! j’ai pu spontanément exprimer clairement ce que je vivais.
Un groupe de gens simples, comme je les aime ! unis dans nos différences.
Nous sommes logés à l'abbaye de Rhuys, en bord de mer. Gaité, bonne humeur, tendresse, joie de partager un moment de vie entre chrétiens. Une humanité partagée.
Un peu de tristesse à Kermaria. Un lieu de vie qui se vide de sa substance, une histoire qui finit … des générations d’engagements perdues … mais qui refleuriront sans doute après avoir traversé les tourments, sous de nouvelles formes de communautés.
Des messes magnifiques vécues intensément. Une eucharistie "en parfaite émotion" à la Chapelle du Crouesty, et puis un rendez-vous manqué aussi. Les amoureux sont parfois un peu compliqués !
Et puis l’extraordinaire, j’ai rencontré une sœur de cœur. Nous avons le même trésor, et pouvons en parler sans détours. Nos âmes retentissent du même amour. Nous nous comprenons.
Voila je me suis rendue à un entretien d’embauche ce soir.
Contact sympathique. Travail un peu différent de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Beaucoup d’investissement personnel. Pas de trac, j’étais détendue. J’étais moi.
Si çà marche, je suis flattée de la confiance que l’on m’accorde, je peux réussir, et je sais que je rassure mon entourage en me coulant dans le droit chemin.
Moi j’en ai assez de me battre pour vivre dans le mensonge.
Moi j’essaye de trouver un autre chemin de Vie.
L’avenir ne m’angoisse pas. Le moule, le voleur de vie, oui.
Le vrai défi sera peut-être de dire enfin NON.
Seigneur Jésus, aide-moi à voir clair. Il y a urgence !
Ma petite fille a fait encore de beaux dessins ces derniers jours ! Celui-ci est sa vision de notre appartement. J'aime beaucoup les dessins de mes enfants. Pour moi ce sont de vrais oeuvres d'art. L'émotion dans la beauté. Aujourd'hui, j'ai eu un nouveau collier en perles de bois colorées Magnifique. Je n'aime pas le clinquant mercantile, mais j'aime ces bijoux qui sont de vrais créations, qui viennent du coeur.L’endroit manquant de quiétude, nous levons le camp et trouvons un peu plus loin un lieu de toute tranquillité. Mais entre les excès alimentaires et les ronflements, le mal qui rôde, je passe une nuit blanche ! Ces événements révèlent la fragilité des équilibres. L’orage dans mes boyaux me permet d’apprécier quand même au passage un ciel magnifique, et deux étoiles filantes ! Ayant dépassé les limites du raisonnable, pourquoi ? J'essaie de ne pas tomber dans une désespérante culpabilité. Je lutte dans mon corps, dans mon esprit. Tout le monde dort.
Nous rentrons le dimanche matin. Nous sommes invités le midi en famille dans un beau restaurant au bord de la Vienne. Difficile de ne pas faire honneur ! Pour le coup, je suis raisonnable ! Agréable moment. Nous partons voter. En fin d'après-midi, mon mari emmène les enfants et ma belle mère chez-elle, ce sont encore les vacances pour eux.
Je suis fatiguée, je n'ai pas dormi, le canapé me tend les bras. Le péché cherche à m’enfermer.
Dieu est dans mon cœur, et malgré mes écarts, je ne veux pas en plus rater le plus beau rendez-vous de ce week-end, celui que j’attends depuis 15 jours !
Me voilà repartie dans ma petite voiture.
Le froid dans l'église me vivifie. Je suis bien.
Tout me parle, tout m'est beau. Un "regard de l'âme" échangeait aussi avec une personne que je ne connais pas comme un cadeau !
J'étais triste de venir l'âme meurtri, l' « idéal de sainteté » brisé !
Mais je suis là, l'amour plus fort que le péché, j’ai même l’audace d’aller communier, pour lui offrir mon cœur, pour vivre l’alliance, pour lui dire je t’aime. Merci de me tenir debout.
"Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime."
J’ai l’âme entravée, je dois retournée me laver.
Ces mauvais vécus doivent être formulés.
Depuis Pâques je ne suis pas allée à la messe, et je suis "en manque".
J'ai besoin de me ressourcer dans l'humanité de mon frère et de ma soeur, d'entendre la Parole, de chanter ma foi, de prier en communauté.
J’ai le cœur impatient de communier, c'est un appel du fonds de l'âme.
Je me rends compte, que je ne sais rien, que l’histoire a à peine commencé.
L'avantage de mon travail, outre l'ennui, c'est que je peux poursuivre assez tranquillement le cours de mes pensées. Je suis allée à mon rendez-vous. L'église était trop calme. J'aime bien entendre les gens passer, parfois même penser une prière.
Aujourd'hui donc journée de solitude, seule à l'église, seule au travail, seule à la maison. Il fait un temps magnifique. J'ai une grosse envie de voir des chrétiens, pour partager cette joie du printemps, cet air léger et je m'aperçois que je ne sais pas où aller.
Je voudrais chanter à plein poumon l’air de la "sibil-la : Gloria tibi domine " un chant qui m'émeut beaucoup, dans une petite église que je connais (bien que chanté par moi je ne suis pas sûr que le charme résiste !). Je l’ai fait une fois dans une ruine d’abbaye (image), c’est fantastique la résonance, la voix sans retenue est portée, j’ai presque trouvé que je chantais bien ! et pourtant …
Cette petite église est très belle, elle surplombe la Vienne qui lui renvoie ses scintillements.
Un matin. Vendredi Saint. La porte était grande ouverte. J’étais ému. J’ai glissé à petit pas vacillant doucement au pied de l’autel. Une croix de bois était posée, là. Ce jour je me suis mise à genou, j’ai pleuré, j'ai demandé pardon. Sur le pupitre, un beau livre ouvert comme une invitation. Ce que je lisais me dévoilait ! Je flottais. Puis je suis allée laver mon âme.
Pourquoi n’illumine-t-on pas les églises de l’intérieur ? J’ai vu le vitrail du Christ de cette église éclairée ainsi cet hiver. C’est beau une église rayonnante. La porte était entrouverte comme un appel. J’ai hésité, je suis passée deux fois, repartie : déchirée. Le courage d'être fou m'a manqué !
Encore une belle journée. Mon mari et les enfants sont partis quelques jours à l’Isle d’Oléron. J’ai entendu le rire de ma petite fille (au téléphone), insouciante aventurière, qui part juste tremper les pieds dans l’eau glacée, et puis l’eau monte, monte …elle est lumineuse de vie. On n’arrive pas à lui en vouloir de désobéir, de vouloir aller toujours plus loin, de prendre parfois trop de risques ! (même pas mal !). Puis gros bébé câlin se blottissant au creux de vos bras, vous dévoilant sa fragilité. Elle est vraie.
Je suis heureuse qu’ils soient partis tous les trois. C’est bien qu’ils se retrouvent seuls avec leur père plusieurs jours, je crois que c’est la première fois. C’est un beau souvenir qu’ils se construisent. Les mères sont un peu envahissantes… Je suis fier que mon mari ait pris ce temps avec eux.
Voilà une semaine que je retravaille.
Une mission d’intérim de 6 semaines environ.
J’ai beaucoup déménagé dans ma vie, et j’ai souvent changé de travail.
Ca me plaît assez de n’être que de passage.
J’ai du mal à me sentir prisonnière d’un système, de l’argent, de désirs consommateurs.
Le bonheur est libre. La joie est simple.
Comme je suis au centre ville, et que j’ai droit à une heure pour déjeuner, j’en profite pour aller dans l’église voisine. Je peux enfin plonger dans la prière. J’en avais envie depuis longtemps mais je n’arrivais pas à dégager ce temps privilégié sur mon quotidien.
Mais là je m'arrête enfin, je fais silence. Je consacre ce moment au Christ. J’ouvre mon cœur et je laisse Jésus nourrir mon âme. Je fais le plein … d’Amour.
Voilà, pendant 6 semaines, je vais pouvoir vivre ce rendez-vous.
Je suis sur le chemin de vie.
Week end au bord du lac de Lavaud Gelade en famille. Seuls au monde dans une nature préservée.J’ai soif, j’ai faim.
Mon humanité se déconditionne. Mon âme reprend sa dimension d'origine. Je peux enfin vous regarder, vous entendre, vous aimer.
La connaissance m'est nécessaire, non pas pour dominer mais pour ouvrir mon esprit à la sagesse de l’Amour que le Christ nous enseigne. Ouvrir son coeur, faire confiance, se laisser guider. Pas facile !
Je prie. Je me nourris. Je rejoints le peuple des chrétiens.
Voilà, je le dis : je veux oser ma foi, écouter mon cœur, vivre mon humanité.
Montage d'Extraits de livres de
(Le Très Bas – L’Homme qui marche – Cœur de neige)
« C’est toujours par un sommeil que les grandes choses commencent. C’est toujours par le plus petit côté que les grandes choses arrivent. Il y a peu d’événement dans une vie les guerres, les fêtes et tout ce qui fait du bruit ne sont pas des événements. L’événement est la vie qui survient dans une vie. Elle survient sans prévenir, sans éclat…. ».
Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu.
Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à entendre.
Je t’aimais. Je t’aime. Je t’aimerai. Il ne suffit pas d’une chair pour naître. Il y faut aussi cette parole. Elle vient de loin. Elle vient du bleu lointain des cieux, elle s’enfonce dans le vivant, elle ruisselle sous les chairs du vivant comme une eau souterraine d’amour pur. Ce n’est pas nécessaire de connaître la Bible pour l’entendre…. Cette parole imprègne chaque page de la Bible, mais elle imprègne aussi bien les feuilles des arbres, le poil des animaux et chaque grain de poussière volant dans l’air. Le fin fond de la matière, son dernier noyau, sa pointe ultime, ce n’est pas la matière mais cette parole. Je t’aime. Je t’aime d’un amour éternel, éternellement tourné vers toi – poussière, bête, homme.
La beauté, le Christ n’en parle jamais. Il ne fréquente qu’elle dans son vrai nom : l’amour. La beauté vient de l’amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d’une femme épuisée par ses couches.
Sa puissance à lui, c’est d’être sans puissance, nu, faible, pauvre –mis à nu par son amour, affaibli par son amour, appauvri par son amour. Telle est la figure du plus grand roi de l’humanité, du seul souverain qui ait jamais appelé ses sujets un à un, à voix basse de nourrice. Le monde ne pouvait pas l’entendre. Le monde n’entend que là où il y a un peu de bruit ou de puissance. L’amour est un roi sans puissance, Dieu est un homme qui marche bien au-delà de la tombée du jour. »
« Les sociétés nous prennent en quantités, en blocs, en masses, en chiffres. « Là ou il va », nous ne pourrons aller autrement que lui : seul – comme à un rendez-vous. »
L’homme qui marche est ce fou qui pense que l’on peut goûter à une vie si abondante qu’elle avale même la mort. Ceux qui emboîtent son pas et croient que l’on peut demeurer éternellement à vif dans la clarté d’un mot d’amour, sans jamais perdre souffle, ceux-là, dans la mesure où ils entendent ce qu’ils disent, force est de les considérer comme fous. Ce qu’ils prétendent est irrecevable. Leur parole est démente et cependant que valent d’autres paroles échangées depuis la nuit des siècles ? Qu’est-ce que parler ? Qu’est-ce qu’aimer ? Comment croire et comment ne pas croire ?
Peut-être n’avons nous jamais eu le choix qu’entre une parole folle et une parole vaine. »
S’ouvre devant lui, à cette heure, une carrière de fou ou de saint. La différence au départ est inexistante. C’est après qu’elle s’agrandit, c’est après qu’elle se voit. Mais au départ le fou et le saint se ressemblent comme deux frères jumeaux. Au départ ils disent tous les deux la vérité. Au départ le fou et le saint ont cette même insensée prétention de dire la vérité. C’est après que cela se gâte.
Le fou est celui qui, énonçant la vérité, la rabat sur lui, la capte à son profit. Le saint est celui qui énonçant la vérité, la renvoie aussitôt à son vrai destinataire, comme on rajoute sur une enveloppe l’adresse qui manquait. Je dis le vrai donc je ne suis pas fou, dit le fou. Je dis le vrai mais je ne suis pas vrai, dit le saint. Je ne suis pas saint dit le saint, seul Dieu l’est, à qui je vous renvoie. Les fous et les saints se côtoient dans l’Histoire. Ils se frôlent, ils se cherchent et parfois se rencontrent pour le plus grand malheur du fou, pour son plus beau désastre. Trois des quatre évangélistes décrivent la guérison par le Christ d’un possédé qui « avait sa demeure dans les tombes et que personne ne pouvait lier, même avec une chaîne ». Le fou est dans la compagnie des morts. Il a son visage tourné vers l’ombre. Plus rien ne lui arrive que du passé. Il ne peut se lier à rien ni personne, il ne peut nouer aucune histoire vivante avec les vivants. Le saint a son visage tourné comme une proue vers ce qui vient de l’avenir pour féconder le présent – pollen de Dieu transporté par toutes sortes d’anges. Le saint n’en finit pas de relier le proche au lointain, l’humain au divin, le vivant au vivant. »
***
On peut très bien faire une chose sans y être. On peut même passer le clair de sa vie, parler, travailler, aimer, sans y être jamais. Enfin un jour, …
Ce n’est pas du monde qu’il sort, c’est de lui.
On peut fort bien vivre une vie que l’on ne vit pas. On peut indéfiniment supporter ce que l’on ne supporte plus. Les années passèrent.
Ainsi, dans la nuit du 24 au 25 décembre, commença la nouvelle vie de Tacite, sa première vie en vérité. La lumière qu’il portait en lui ne le quitta plus. Comme il s’estimait favorisé sans pouvoir connaître celui qui lui faisait une telle faveur, il se mit à écrire des lettres de remerciement.
Et même, soyons honnête : ceux que l’on aime sont parfois beaucoup plus heureux quand ils ne sont plus en notre compagnie. Non, il ne lui demandait rien dans cette lettre. Il la remerciait, c’est tout. Merci d’exister, Bruhle.
C’est toujours par un sommeil que les grandes choses commencent. C’est toujours par le plus petit côté que les grandes choses arrivent. Il y a peu d’événement dans une vie les guerres, les fêtes et tout ce qui fait du bruit ne sont pas des événements. L’événement est la vie qui survient dans une vie. Elle survient sans prévenir, sans éclat…. ».
L’amour a réveillé ma vie dormante. J’ai trouvé la vie et c’est vers elle que je pars, c’est pour elle que je combattrai et c’est son nom que je servirai. ….